« À coucher avec tout ce qui bouge, jusqu’à contracter des maladies » : la charge islamiste d’Hadjira Belkacem contre le Québec

Hadjira Belkacem, présidente de l’Association de la Sépulture Musulmane du Québec (ASMQ), se présente sur la page Facebook de l’organisme comme une femme « fièrement voilée ». Mais ce n’est pas son apparence qui fait réagir : c’est une publication particulièrement méprisante à l’égard des mœurs québécoises, qui a déclenché un torrent de commentaires.

La situation est d’autant plus troublante que cette dame est réfugiée au Québec. En Algérie, son pays d’origine, elle a été soupçonnée de liens avec l’organisation Rachad, considérée comme terroriste par les autorités algériennes. Il devient alors difficile de ne pas voir l’hôpital qui se moque de la charité.


Une charge virulente contre la société québécoise

Dans sa publication Facebook, Hadjira Belkacem dépeint les Québécois comme des êtres moralement dégénérés.
Elle écrit notamment que les gens d’ici seraient enclins:

« à boire jusqu’à perdre la raison, à conduire sous influence et à mettre en danger la vie d’innocents ».

Elle ajoute que la société québécoise banaliserait:

« les relations sans engagement, à coucher avec tout ce qui bouge, jusqu’à contracter des maladies et briser des familles ».

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Si quelques commentaires lui donnent raison, la majorité dénoncent des propos préjugés, insultants et ingrats, y compris de la part d’internautes maghrébins, qui n’ont pas hésité à rappeler à Belkacem qu’elle évolue ici dans une société qui lui a offert refuge, protection et liberté.

Cette situation soulève une question simple : qui est cette femme qui porte un jugement aussi sévère sur la société qui l’accueille ?


Le portrait flatteur d’un journal algérien… qui soulève davantage de questions

Le Matin d’Algérie lui a consacré un portrait au titre évocateur: « Hadjira Belkacem, sur les traces de mère Teresa ». On peut y lire:

« Cofondatrice de l’Association de la Sépulture musulmane du Québec (ASMQ), “organisme canadien enregistré de bienfaisance” qui s’occupe de l’enterrement des défunts dont les familles sont pauvres et à faible revenu, Hadjira ouvre à tout venant la porte de sa maison durant toutes les saisons. Elle s’affaire comme une fourmi à venir en aide aux démunis, aux orphelins, aux sans-abris, aux personnes en fin de vie… etc. »

Un portrait aussi élogieux devrait éveiller un minimum de scepticisme, surtout lorsqu’il est question d’associations humanitaires. D’ailleurs, selon Amnistie internationale, Belkacem aurait été interrogée à l’aéroport d’Alger sur la provenance du financement de son association au Québec et sur l’identité de ses donateurs.


Rachad : une organisation opaque et controversée

Les informations sur Rachad sont limitées, mais voici ce que rapporte Arab News :

« Selon les autorités algériennes, Rachad regroupe d’anciens militants du Front islamique de salut (FIS, dissous en mars 1992). Ce mouvement aurait infiltré et chercherait à entraîner dans la violence le mouvement pro-démocratie du Hirak, né en février 2019 et qui réclame pacifiquement un changement radical de “système” politique. »

Bien sûr, l’Algérie est un régime autoritaire, et les accusations doivent être examinées avec prudence. Mais la prudence ne doit pas mener à la naïveté. L’histoire récente montre que certaines organisations caritatives, ici même au Canada, ont parfois servi de façade à des activités politiques ou idéologiques criminelles. L’Association des musulmans canadiens (MAC) a déjà été impliquée dans des allégations de financement de groupes liés au Hamas.


Ingratitude, militantisme et risques pour la société d’accueil

Dans ce contexte, il est surprenant qu’une militante islamiste en vue, réfugiée au Québec pour échapper aux sanctions potentielles de son pays, se permette de dénigrer violemment la société qui lui offre liberté, sécurité et droits.

Son discours, loin des valeurs de gratitude et de respect envers la société d’accueil, s’inscrit plutôt dans une logique de militantisme identitaire qui devrait éveiller l’attention. Le cas dépasse même la personne de Belkacem et soulève un enjeu fondamental : à qui accorde-t-on l’asile, et quels risques certaines idéologies peuvent-elles représenter pour le Québec?

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