Andrea Thompson aurait voulu célébrer sa victoire avec joie, fierté et insouciance. Au lieu de cela, comme le rapporte Ryan Morik pour Fox News, elle s’est retrouvée au cœur d’une tempête. La compétition de 2025, qui devait être un moment fort du calendrier Strongwoman, a été bouleversée par la disqualification de Jammie Booker, l’athlète initialement déclarée gagnante.
Tout a basculé quand des allégations ont circulé : Booker serait née homme, et une vidéo où elle semble s’identifier comme trans a refait surface. Selon Ryan Morik, l’organisation n’était pas au courant de ces informations pendant l’événement. Résultat : Booker a été retirée du classement, et Thompson, arrivée deuxième, a reçu le titre.
Après l’annonce, Thompson a confié sur Instagram qu’il s’agissait de “l’expérience la plus épuisante” de sa carrière. Dans ses mots, transmis par Morik, elle dit que ce qui devait être un moment de bonheur a été gâché par une situation qui a aussi privé d’autres athlètes de leur moment sur le podium.
Elle insiste toutefois sur la rapidité de l’organisation à réagir. L’équipe d’Official Strongman a enquêté dès qu’elle a été mise au courant et a réaffirmé une règle claire : les catégories doivent être basées sur le sexe inscrit à la naissance. L’objectif déclaré n’est pas d’exclure des gens, mais de préserver l’équité sportive.
Toujours selon le reportage de Morik, Booker n’a pas répondu aux demandes des organisateurs et a mis ses réseaux sociaux en privé. L’affaire a même attiré l’attention du procureur général du Texas, qui dit enquêter.
Une scène captée durant la cérémonie a tourné en boucle en ligne : au moment où Booker montait sur le podium, Thompson semble s’éloigner en grommelant un commentaire agacé. Son entraîneur, Laurence Shahlaei, a tenté de calmer le jeu en expliquant qu’elle était simplement déçue d’elle-même.
Malgré tout ce tumulte, Thompson a fini son message sur une note chaleureuse : un appel aux athlètes féminines à continuer de prendre leur place, à montrer l’exemple à leurs filles, à être fières et solidaires. Elle souhaite aussi que cesse la vague de réactions hostiles dirigées contre les participantes, qui n’ont rien demandé d’autre que de pratiquer leur sport.
En fin de compte, comme le résume bien Ryan Morik, cette édition du “World’s Strongest Woman” ne sera pas oubliée de sitôt. Thompson repart avec le titre, mais aussi avec l’espoir que de telles situations pourront être évitées à l’avenir — pour que les compétitions restent des moments de célébration, pas de controverse.



