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Contester la Loi 21, c’est contester les Québécois

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Le débat fédéral des chefs en anglais, diffusé le 7 octobre, fut un moment politique marquant pour le futur de la nation québécoise. En effet, au sein des nombreuses interventions, la laïcité a occupé une portion particulièrement prépondérante. Il faut dire que depuis le jour 1 de la campagne, ce sujet politique a pris beaucoup de place dans l’actualité.

Malgré l’approbation majoritaire des québécois, les modérateurs du débat ont explicitement présenté la loi 21 comme une loi « discriminatoire », contraire aux valeurs fédérales d’ouverture et de tolérance. Au diable la diversité d’opinion quand vient le temps de défendre le multiculturalisme d’État.

Il faut dire que depuis le départ de la campagne fédérale, Justin Trudeau refusait de fermer la porte à une éventuelle contestation fédérale de la loi 21. À travers cela, on se doutait bien que cette curieuse ambigüité signifiait tout simplement qu’il comptera passer à l’offensive une fois de retour au pouvoir.

Cependant, depuis le débat anglophone, ses propos sont désormais bien clair et affirmés. C’est officiel, Justin Trudeau a annoncé qu’il compte mener une offensive contre l’Assemblée nationale du Québec, coupable de rejeter les paramètres sacrés du multiculturalisme fédéral. L’ambigüité laisse désormais place à une offensive anticipée. Il n’y a plus de doute possible.

L’assemblée nationale du Québec, qui est le parlement législatif de notre province, est l’institution qui incarne politiquement la volonté de la nation québécoise. Les députés, élus à partir du suffrage universel, en sont les représentants du peuple. En annonçant une contestation de la loi 21, Justin Trudeau s’en prend directement au cœur politique de la nation québécoise.

Paradoxalement, son multiculturalisme débridé laisse place à l’affirmation de toutes les cultures de l’humanité, même les plus régressives, à l’exception de la notre. À travers ce projet de contestation à venir, c’est la légitimité même de l’existence du peuple québécois qui se voit remise en cause.

Il faut donc bien comprendre les enjeux de la réélection de Justin Trudeau. Son retour au pouvoir implique comme conséquence une frappe directe contre l’Assemblée nationale du Québec. Heureusement pour la nation québécoise, François Legault, supporté par la volonté populaire, n’entend pas plier le genoux face à la pression de Justin Trudeau.

Durant la campagne fédérale, il a fermement affiché son intention de maintenir en place la loi sur la laïcité, peu importe ce que daigne en penser le Premier ministre libéral et son gouvernement en place. Soyons avertis : le retour des libéraux à la tête du pays rime inévitablement avec un choc politique frontal entre Québec et Ottawa.

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