Corée du Nord : la fille de Kim Jong Un qui pourrait devenir chef suprême

L’article du National Post, rédigé par l’équipe de rédaction du journal, s’intéresse à la mystérieuse figure de Kim Ju Ae, la fille présumée de 12 ans du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, qui attire désormais l’attention internationale comme potentielle héritière du régime.

Le National Post explique que Kim Jong Un et sa fille sont arrivés à Pékin le 2 septembre 2025 à bord d’un train blindé, après un voyage de 20 heures depuis Pyongyang, afin d’assister à un imposant défilé militaire chinois, organisé par Xi Jinping. L’événement a également rassemblé Vladimir Poutine, le président iranien Masoud Pezeshkian, le président cubain Miguel Diaz-Canel et d’autres dirigeants. La présence de Ju Ae, en uniforme élégant – blazer bleu marine, pantalon assorti et montre dorée – a marqué sa première apparition sur la scène internationale.

Le National Post rappelle que peu de choses sont connues de la jeune fille, dont l’existence avait été révélée en 2013 par l’ancien joueur de basketball Dennis Rodman, ami de Kim, qui affirmait avoir rencontré Ri Sol Ju, l’épouse du dirigeant, et tenu leur bébé « Ju Ae » dans ses bras. Selon les services de renseignement sud-coréens cités par NPR, Ju Ae aurait deux frères et sœurs, dont un frère aîné. Les médias d’État nord-coréens la décrivent par des termes tels que « bien-aimée » ou « respectée ».

Le journal note que Ju Ae est apparue pour la première fois publiquement en novembre 2022 lors du lancement d’un missile balistique intercontinental. Depuis, elle a été régulièrement photographiée aux côtés de son père : lors de défilés militaires, d’exercices de simulation nucléaire, de visites à l’agence spatiale nord-coréenne ou encore d’une inspection dans une usine avicole. En juin 2025, elle a même été vue à la station balnéaire de Wonsan Kalma.

La question de la succession reste toutefois incertaine. Le National Post rappelle que Kim Jong Un lui-même avait été présenté très jeune comme héritier par son père Kim Jong Il. Des experts interrogés, tels que Rachel Minyoung Lee du Stimson Center ou Cheong Seong-chang du Sejong Institute, divergent : certains estiment que sa visibilité accrue n’est pas encore une désignation officielle, tandis que d’autres y voient un signal clair qu’elle sera la future dirigeante. Michael Madden, autre spécialiste du Stimson Center cité par The Guardian, va jusqu’à la qualifier de « favorite » pour devenir la prochaine dirigeante suprême, en insistant sur l’expérience protocolaire qu’elle acquiert déjà.

L’article souligne que, bien que le pouvoir nord-coréen soit historiquement masculin, la présence de femmes à des postes de haut rang – comme la ministre des Affaires étrangères Choe Son Hui ou la sœur de Kim, Kim Yo Jong – pourrait indiquer une évolution dans les pratiques de succession. Pour certains, le fait que Kim Jong Un présente publiquement sa fille pourrait aussi être une stratégie pour humaniser son image à l’étranger.

En définitive, conclut le National Post, la mise en avant de Ju Ae reste à la fois un geste symbolique et une manœuvre stratégique. Reste à voir si elle deviendra bel et bien la première femme à diriger l’un des régimes les plus fermés du monde.

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