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COVID-19 : À défaut de pouvoir la stopper, il faudra apprendre à vivre avec

Il est loin le temps des sorties au restaurant sans aucune contrainte. Nous ne faisons plus d’économie pour les voyages de l’hiver prochain, car rien n’annonce que nous serons en mesure de voyager. Cette crise mondiale de pandémie de Covid-19 bouleverse l’économie et nos vies. Je ne rappelle qu’au début de cette crise, j’avais eu le réflexe de parler à mon épouse afin d’établir des balises sur de futurs conflits qui pourraient arriver durant ce grand confinement. La vie de famille nous a manqué et les petits enfants embrassés à travers la vitre de l’auto. Ces moments éprouvants sont derrière nous, mais pas le virus malheureusement. Maintenant, les complotistes s’acharnent sur les médias sociaux afin de démoniser les membres du gouvernement qui ont établi de nouvelles balises, et ce, contre vents et marées.

L’année 2020 passera à l’histoire avec ses conflits, ses décès et ses coupures. De nombreux commerces ne passeront pas au travers de cette crise sanitaire. Combien de vie perdrons-nous avant la fin du virus. Combien de vie sauverons-nous en appliquant toutes ces mesures souvent insensées, mais utiles selon le milieu médical. La peur est mauvaise conseillère et les CHSLD, qui ont été au centre de nos préoccupations, ont toutefois repris ses habitudes et les résidents n’espèrent aucun retour en arrière. La vie se maintient en équilibre et l’État retient son souffle, car incapable d’affronter une nouvelle vague.

Donc, ils s’en prennent aux enfants qui ne sont pas un vecteur de transmission selon les experts. D’autres nouvelles mesures ont été mises en place : Télétravail, éducation à distance pour quelques-uns, masque pour les autres. Lorsque nous sommes jeunes, nous oublions rapidement les contraintes afin que notre vie de jeunesse puisse se passer. Par contre lorsque la vie semble plus courte et que nos droits sont compromis, les difficultés à comprendre les règles, les soumissions aux règles et la perte du temps qui reste affaiblissent notre capacité à comprendre. Il y a des intrus dans la maison, mais les secours tardent à se pointer. Par leur nature et la vie antérieure, les plus âgés sont dociles et respectueux, ils sont moins bagarreurs et ils suivront aveuglément les normes mises en place. Pour les plus jeunes, la normalité ne rejoint en rien leurs aspirations. Nous avons fermé leur piscine, réduit leurs jeux. Nous avons mis des contraintes à leur développement, eux qui sont dans leur phase de contradiction.

Ne parlons pas des l’intrus dans la maison, suivons les règles, gardons la tête froide, suivons aveuglément les nouvelles normes. La vie n’est plus pareille et ça prendra des années pour un retour à la normalité. Nous ne pouvons arrêter le vent, il faut attacher nos plantes contre l’ouragan qui approche. L’économie n’est pas à son plus bas, et nous devons nous attendre au pire.

Claude Roy

Ancien député de l'Action démocratique du Québec dans Montmagny-L'Islet.

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