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Crise énergétique : l’Europe brûle ses ordures pour se réchauffer

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Une odeur nouvelle a commencé à s’imposer en Europe : celle des déchets qu’on brûle pour se réchauffer. C’est ce que rapporte une mère de trois enfants de Varsovie, en Pologne, où la toxicité du smog commence à poser problème.

Si une bonne partie de l’Europe renoue en ce moment avec le charbon – avec une hausse fulgurante de 36% de ses importations – et le bois de chauffage, ces ressources ne sont pas accessibles à tous les foyers. En Pologne, 60% d’entre eux n’en ont pas les moyens et doivent trouver d’autres moyens, jusqu’à l’ultime recours de brûler des déchets…

On prédit que le gouvernement devra peut-être distribuer des masques dans les prochaines semaines pour protéger la population des potentielles émanations toxiques dans l’atmosphère. Déjà avant cette crise, Varsovie évaluait à 40 000 le nombre de morts prématurées dues à la pollution de l’air par année en Pologne.  

Et c’est sans compter la frénésie pour le bois de chauffage, qui alimente une intense augmentation des coupes d’arbres en Europe, au point de menacer les dernières forêts sauvages du continent.

En Estonie et en Finlande, par exemple, des forêts qui avaient été assignées à la captation de carbone ont été rouvertes aux coupes et exploitées intensivement. En Hongrie, les protections sur de vieilles forêts ancestrales ont été levées et les exportations de granules de bois interdites.

« Les gens achètent des granules de bois en pensant qu’il s’agit d’un choix écologique, mais en réalité, ils sont en train d’alimenter la destruction des dernières forêts sauvages d’Europe », affirme par exemple un travailleur forestier hongrois.

En Roumanie, le gouvernement a dû imposer un prix plafond au bois de chauffage, dont la valeur croissait d’une manière incontrôlable.

Comment a-t-on pu en arriver à un tel scénario dystopique? Comment l’Europe a-t-elle pu retomber si bas?  

Cette situation quasi-apocalyptique dans un continent censé être réputé pour sa prospérité sonne comme un signal d’alarme quant aux conséquences d’une transition écologique faite dans l’empressement partout en Occident.

Cette insécurité énergétique est le résultat de décennies de politiques contre le nucléaire et le gaz naturel, deux ressources qui auraient pu combler les besoins énergétiques européens d’une manière beaucoup plus propre cet hiver.

Or avec toutes les fermetures de centrales nucléaires en Europe, qui était pourtant chef de file en la matière, et les blocages constants des projets d’exploitation et d’acheminement de gaz naturel, l’Europe décline et doit se résoudre à brûler les pires substances polluantes à sa disposition.

Un important retour à la réalité : l’insécurité énergétique est plus dommageable sur le court terme que la « crise climatique » qu’on martèle sur toutes les tribunes. 

Source : Shellenberger, M. « Fanaticism Of The Apocalypse ».   https://michaelshellenberger.substack.com/p/fanaticism-of-the-apocalypse?fbclid=IwAR2uAnapQ5dTNyYUzDtBRAkyLgfvhAC2V5g4UKLFmMTY_Agqa245Nl__gx4

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