Détresse sur les réseaux sociaux : le Canada doit changer radicalement sa politique migratoire

Sur Facebook, sur TikTok, sur Instagram — les témoignages d’immigrants nouvellement arrivés au Canada prennent une tournure de plus en plus alarmante. Derrière les slogans creux de la diversité, derrière les campagnes gouvernementales célébrant l’immigration comme un enrichissement sans fin, se cache une réalité beaucoup moins reluisante : celle de familles abandonnées à elles-mêmes, de travailleurs incapables de joindre les deux bouts, de mères seules cloîtrées dans des logements insalubres, quand logement il y a.

Certains supplient pour rentrer chez eux. Oui, littéralement. Des gens, venus avec l’espoir de reconstruire leur vie ici, n’ont plus les moyens de survivre et cherchent à collecter de l’argent pour retourner en Algérie ou ailleurs. L’un d’eux disait souffrir du diabète, sans assurance, sans travail, sans accès à des soins de santé. Il veut juste rentrer chez lui. Voilà le « rêve canadien » dans ce qu’il a de plus cruel.

Ce n’est pas de l’extrême-droite que de poser cette question simple : pourquoi continue-t-on à accueillir autant de monde si on n’est pas capables de leur offrir des conditions de vie décentes ? Quel est ce pays qui accueille à bras ouverts des milliers de personnes, sans être capable de leur garantir un toit, un emploi, ou même des soins de base ? Est-ce encore de la générosité, ou plutôt une forme de négligence déguisée en vertu ?

Pendant ce temps, à Montréal, les logements continuent à se faire rares. Trente, quarante, parfois cinquante personnes écrivent à un propriétaire dès qu’une annonce est publiée. Des natifs de la ville, qui y ont grandi, n’arrivent plus à s’y loger. Les loyers explosent, les logements sociaux fondent comme neige au soleil, les refuges débordent. Et pourtant, Ottawa continue d’appuyer sur l’accélérateur migratoire, sans jamais se poser la question de la capacité réelle d’accueil.

Ce n’est pas un hasard si de plus en plus de nouveaux arrivants songent à quitter Montréal, voire le Canada. Certains envisagent les États-Unis. Une véritable fuite en avant. Peut-être paieront-ils des taxes moins élevées, mais devront affronter des loyers encore plus chers. D’autres pensent aller en région, sans toujours mesurer que les services y sont encore plus rares, les emplois plus limités, et les logements presque inexistants.

Ce débat, il faut le sortir du carcan idéologique. Ce n’est pas une question de xénophobie, c’est une question de décence. Accueillir un immigrant dans un pays où il devra faire la queue à la banque alimentaire, dormir dans un sous-sol infesté de moisissure, ce n’est pas un acte d’ouverture. C’est une forme d’hypocrisie humanitaire.

Le Québec, comme le reste du Canada, traverse une crise sociale grave : crise du logement, pression sur les écoles, engorgement du système de santé, pénurie d’éducatrices, sous-financement des services sociaux. Il est temps d’adapter les seuils migratoires à la réalité du terrain. Pas aux fantasmes idéologiques de ministres déconnectés.

Accueillir dignement ou ne pas accueillir. Voilà le choix. Tout le reste n’est que posture.

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