Dire « Joyeux Noël » : un choix de plus en plus assumé au Canada anglais

Publié par CTV News et rédigé par le journaliste Andrew Weichel, un récent sondage de la firme de recherche canadienne Research Co. révèle qu’une majorité croissante de Canadiens privilégient désormais l’expression « Joyeux Noël » plutôt que des formules jugées plus inclusives comme « Joyeuses Fêtes ». Il est toutefois important de préciser d’emblée que ce sondage a été mené uniquement en anglais, afin d’éviter toute confusion quant à son interprétation au Québec, où les usages linguistiques et culturels peuvent différer.

Selon cette enquête d’opinion réalisée au début du mois de décembre, 67 % des répondants affirment préférer dire « Joyeux Noël » lorsqu’ils adressent leurs vœux de fin d’année. Il s’agit d’une hausse de cinq points de pourcentage par rapport à 2024 et du niveau le plus élevé observé depuis six ans pour cette formule explicitement associée à Noël. À l’inverse, seulement 18 % des personnes interrogées disent préférer l’expression « Joyeuses Fêtes », en baisse marquée de six points par rapport à l’an dernier. Les autres répondants se disent indifférents ou incertains.

Le sondage ne proposait aucune autre option linguistique, ce qui renforce l’idée d’un choix binaire fortement marqué par le contexte culturel du Canada anglais. Les préférences varient d’ailleurs sensiblement selon l’orientation politique. Les électeurs ayant voté pour le Parti conservateur lors de la dernière élection sont les plus nombreux à privilégier « Joyeux Noël », avec 79 %. Cette proportion descend à 64 % chez les électeurs libéraux et à 51 % chez ceux du Nouveau Parti démocratique.

Au-delà des salutations, l’enquête s’est aussi intéressée aux traditions culinaires du temps des Fêtes. Contre toute attente, les choux de Bruxelles devancent le lait de poule en popularité, appréciés respectivement par 59 % et 55 % des répondants. Le grand favori demeure toutefois la dinde, qui arrive largement en tête avec 82 % d’adeptes. À l’autre extrémité du classement, le vin chaud ferme la marche, n’étant apprécié que par 36 % des personnes sondées.

Le questionnaire abordait également une question plus intime et familiale : le moment jugé approprié pour dire aux enfants la vérité au sujet du père Noël. L’âge de 10 ans arrive en tête des réponses, cité par 17 % des participants, suivi de près par l’âge de huit ans à 12 %. Une minorité de Canadiens, soit 8 %, estiment qu’il n’y a pas de problème à laisser les enfants croire au père Noël jusqu’à l’adolescence. À l’inverse, 11 % jugent préférable de mettre fin à cette croyance dès l’âge de cinq ans ou même plus tôt.

L’enquête a été menée en ligne du 7 au 9 décembre auprès d’un échantillon représentatif de 1 002 adultes au Canada anglais. La marge d’erreur annoncée est de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20. Les résultats complets sont accessibles sur le site de Research Co.

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