Droits des femmes : voici pourquoi J. K. Rowling n’a jamais trahi ses valeurs

On connaît Harry Potter : les romans tout d’abord, mais aussi les films, et tout l’univers magique entourant la saga culte de la génération des milléniaux. On connaît aussi son auteure, J. K. Rowling, qui a connu la misère sociale et financière avant de devenir la première écrivaine milliardaire de l’histoire. Ce qu’on sait moins, c’est que son parcours fut toujours aligné avec ses valeurs les plus profondes. Même si cela a pu heurter la sensibilité de certains déconstruits.

Joanne Rowling naît au Royaume-Uni, dans une ville de classe moyenne, le 31 juillet 1965. Dès l’âge de six ans, elle se met à écrire des histoires. Ses professeurs à l’école se souviendront d’elle pour son esprit perspicace et son aisance à l’écrit, davantage qu’à l’oral. Mais, jeune, elle sera confrontée à la maladie de sa mère, la sclérose en plaques. Elle fera des études de langues, qui la mèneront à Paris pendant un temps.

Quelque temps après, elle obtient un contrat pour enseigner l’anglais au Portugal, dans la ville de Porto. Elle fera la connaissance d’un journaliste de télévision portugais, avec qui elle aura une fille. Mais le mariage est malheureux : son mari est violent avec elle, et elle décide de quitter le Portugal pour retourner chez elle, au Royaume-Uni.

Elle vivra pendant un temps des aides de l’État, ayant un nourrisson à charge, qu’elle a peur de perdre tant les conditions de vie sont précaires. Elle dira, à l’époque, avoir des envies suicidaires. Mais elle persistera dans son rêve : continuer d’écrire et devenir écrivaine. Elle passera des jours entiers dans des cafés, préférant les endroits d’où fusent les conversations, pour s’immerger dans son processus d’écriture.

Finalement, après de nombreux refus, elle sera publiée par un éditeur ayant cru au succès potentiel de son histoire d’un sorcier orphelin qui découvre ses talents de magicien pendant qu’il grandit pour devenir progressivement un homme. Nous connaissons la suite de l’histoire. Son succès est immense. Tout le monde connaît Harry Potter, ses personnages, et les produits dérivés de la série de livres, puis de films.

Mais J. K. Rowling fait maintenant parler d’elle, non pas en raison de ses nouveaux projets d’écriture, mais en raison de son appui aux droits des femmes. Son parcours modèle, d’une femme qui a expérimenté le sexisme dans son cheminement pour devenir écrivaine, et qui a connu la violence des hommes, à celle d’auteure la plus traduite dans le monde moderne, attire désormais des critiques.

Son crime ? Elle dit que les femmes biologiques ont des droits inaliénables, comme celui d’avoir des lieux réservés seulement pour elles et leurs enfants. Pensons aux refuges pour femmes victimes de violence. Les femmes doivent pouvoir se sentir en sécurité avec leurs enfants. Mais elles doivent aussi pouvoir rivaliser avec des femmes dans les compétitions sportives, et non avec des athlètes transgenres qui ont le physique d’un homme. Cela pour des raisons élémentaires de sécurité.

Son parcours est celui d’une femme de gauche, social-démocrate, qui croit au pouvoir de l’État-providence pour aider les plus démunis. En particulier les femmes. C’est assez classique d’une forme de gauche modérée qui se heurte au mur de la violence du wokisme, idéologie qui a pour vision du monde, non pas les conditions matérielles et physiques, mais celle de la déconstruction et du relativisme.

On peut devenir une « femme » si l’on désire l’être. On peut faire fi de la biologie, des conditions inhérentes à la condition féminine, comme les règles, la maternité, les risques associés au fait d’être une femme dans un milieu masculin. Peu importe que des femmes se battent contre des hommes ayant « transitionné », même s’ils ont toujours les mêmes muscles que ceux d’avant leur transition.

Le parcours de J. K. Rowling n’a rien d’une rupture avec ses engagements passés en faveur des femmes et des enfants : devant une idéologie de genre aux conséquences potentiellement mortifères pour les femmes, où elles voient leurs droits niés, leurs inquiétudes ridiculisées et sont mises à risque dans des lieux qui ne devraient pas être mixtes, elle ne fait que se tenir debout devant des absurdités qui vieilliront très mal.

Un jour, on se souviendra de cette folie des transitions de genre chez des enfants, des bloqueurs de puberté, des vestiaires où des personnes trans se déshabillent avec leur robinetterie masculine devant des femmes. On se souviendra aussi de la complicité du milieu de la culture, des médias, et même de l’entreprise privée, qui a fait reculer les droits des femmes comme jamais dans nos sociétés depuis des décennies. Et ce jour-là, on se dira que J. K. Rowling a eu raison à une époque de folie collective.

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