États-Unis : la fusillade à Washington entraîne la suspension de l’immigration afghane

Selon les informations relayées par le National Post, la décision est tombée quelques heures après que deux soldats en patrouille près de la Maison-Blanche eurent été grièvement blessés par balle. L’agression, décrite par le président Donald Trump comme une « attaque monstrueuse en embuscade », aurait été commise par un ressortissant afghan arrivé aux États-Unis dans le cadre des programmes d’accueil mis en place après le retrait américain de Kaboul en 2021.

L’organisme fédéral USCIS a annoncé la suspension sur le réseau X, affirmant que l’arrêt du traitement des demandes était nécessaire le temps de réévaluer les protocoles de sécurité et de vérification. Le message précisait que « la protection et la sécurité du territoire national et du peuple américain » demeuraient la priorité absolue.

Plus tôt dans la journée, le commandant de la task force conjointe, le colonel Larry Doane, avait indiqué que les soldats avaient été pris pour cible vers 14 h 15 alors qu’ils effectuaient une patrouille de routine dans le secteur de la Pennsylvania Avenue. Le suspect a été maîtrisé peu après par les forces de l’ordre, sans violence additionnelle. La procureure fédérale Jeanine Pirro a précisé que les deux membres de la Garde nationale demeuraient dans un état critique après une intervention chirurgicale.

Dans une allocution télévisée, Donald Trump a dénoncé l’attaque comme une conséquence directe, selon lui, d’une politique migratoire passée trop permissive. Comme le rapporte le National Post, le président a affirmé que le suspect faisait partie des Afghans transportés aux États-Unis lors de l’opération de relocalisation de 2021. Il a ajouté vouloir réexaminer « chaque personne entrée depuis l’Afghanistan sous l’administration Biden ».

Cette posture marque un durcissement notable. Les programmes Operation Allies Welcome et Enduring Welcome avaient permis d’installer plus de 190 000 Afghans aux États-Unis depuis 2021, principalement des interprètes, employés locaux et collaborateurs ayant assisté l’armée américaine, ainsi que leurs familles. Ces initiatives visaient à protéger des personnes qui auraient pu être la cible de représailles des talibans.

Trump, cité par le National Post, a déclaré qu’il ne tolérerait pas « des agressions contre la loi et l’ordre par des individus qui ne devraient même pas se trouver dans notre pays ». Il a promis de prendre toutes les mesures nécessaires pour déporter « quiconque ne contribue pas de façon positive » à la société américaine, étendant son propos à tout pays d’origine.

Le président a également annoncé avoir requis la mobilisation de 500 soldats supplémentaires, par le Département de la Guerre, afin de renforcer la sécurité dans la capitale fédérale. Cette décision vise à prévenir d’éventuelles attaques, mais également à rassurer une population déjà ébranlée par la fusillade survenue à quelques pas du cœur institutionnel des États-Unis.

L’affaire, telle que présentée par le National Post, relance le débat sur la sécurité intérieure, les procédures de vérification des réfugiés afghans et la capacité de l’État à concilier protection du territoire et accueil humanitaire. Alors que l’enquête se poursuit, la suspension du traitement des demandes d’immigration crée un précédent important dans un dossier qui demeure politiquement sensible depuis la chute de Kaboul.

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