Face aux cas Feucht et Hockey Canada, ne cédons pas aux foules en colère

Dans une tribune au National Post, Amy Hamm appelle à la prudence face à ce qu’elle décrit comme une tendance inquiétante au « gouvernement par la foule ». Elle fait référence à deux cas récents : la vague d’annulations de concerts du chanteur chrétien Sean Feucht et les réactions indignées suivant l’acquittement de cinq anciens joueurs de l’équipe canadienne junior de hockey, accusés d’agression sexuelle.

Selon Hamm, ces réactions publiques sont symptomatiques d’un climat culturel dominé par une « rage réactionnaire » contre tout ce qui est perçu comme masculin, occidental ou traditionnel. Elle soutient que, même si les émotions populaires peuvent parfois pointer de véritables injustices, elles ne doivent jamais supplanter les principes fondamentaux de la société canadienne : l’État de droit et la présomption d’innocence.

Dans le cas du procès des joueurs de hockey, Hamm critique les politiciens et activistes qui ont ouvertement remis en question la décision de la juge Maria Carroccia. Celle-ci avait pourtant justifié son verdict d’acquittement en raison d’un manque de crédibilité et de cohérence dans le témoignage de la plaignante, citant des éléments concrets tirés de la preuve présentée.

Concernant Sean Feucht, la chroniqueuse déplore que plusieurs maires et députés, comme Valérie Plante ou Sean Casey, aient soutenu des annulations de concerts sous prétexte que son message religieux pourrait offenser. Hamm y voit une attaque claire contre la liberté d’expression, principe constitutionnel au Canada.

Elle trace un parallèle historique avec les procès des sorcières de Salem, durant lesquels la peur, l’émotion et la pression publique ont entraîné des décisions judiciaires tragiques, déconnectées de toute preuve tangible.

Pour Hamm, les personnes ciblées aujourd’hui — qu’il s’agisse d’un chanteur chrétien ou de jeunes athlètes blanchis par la justice — incarnent des figures faciles à haïr dans le contexte idéologique actuel. Elle invite donc politiciens, journalistes et juges à ne jamais céder aveuglément à la pression populaire.

En conclusion, Amy Hamm reprend des paroles d’une chanson de Feucht qui évoquent la puissance divine, mais qu’elle détourne en guise d’avertissement : si on lui accorde trop de pouvoir, la foule aussi peut devenir incontrôlable.

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