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Gaz Naturel : dernière chance pour le Québec

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Nicolas Gagnon est directeur pour le Québec à la Fédération Canadienne des Contribuables

L’Europe fait face à l’une des pires crises énergétiques de son histoire. Pendant ce temps, le Québec regarde la scène les bras croisés, assis sur des stocks de gaz naturel que son gouvernement refuse d’exploiter.

Mais cette passivité n’est pas généralisée. Un sondage Mainstreet révélait récemment que 60% des Québécois sont favorables au développement du gaz naturel, surtout si ce gaz permet à nos alliés européens de se défaire de leur dépendance au gaz russe.

Bien que le premier ministre François Legault ait fermé la porte au développement des hydrocarbures lors de son dernier mandat, la crise énergétique et les horizons économiques qui s’assombrissent justifient un changement de cap: le Québec doit développer son gaz naturel.

Ce n’est plus un secret pour personne: nos gouvernements se préparent pour une récession. Pour tenir le coup et continuer à soutenir ses dépenses gouvernementales, il est évident que la CAQ devra trouver très rapidement de nouvelles sources de revenu.

Mais au lieu de se tourner vers les poches des contribuables, Legault devrait se tourner vers les hydrocarbures qui dorment sous les pieds des Québécois..

Et nous sommes loin d’en manquer. Des réserves de gaz naturel estimées à plus de 93 milliards sont présentement non touchées dans les basses terres du Saint-Laurent. Il s’agit d’un véritable actif stratégique que nous aurions dû développer il y a plusieurs décennies.

Avec un tel actif, le gouvernement caquiste pourrait offrir les baisses d’impôts promises, financer ses projets d’infrastructures et venir à la rescousse de l’Europe. Une pierre, trois coups.

Pour vous donner de ce que ça représente, le gaz naturel québécois pourrait financer au moins trois fois le cadre financier de 29,6 milliards que François Legault a promis de dépenser au courant du prochain mandat.

Que ce soit les baisses d’impôts de 2,5 % (7,4 milliards) ou l’aide ponctuelle des chèques de 400 et de 600 $ (3,5 milliards), les dépenses promises par la CAQ ne doivent pas être financées sur le dos des générations futures, mais grâce aux bénéfices économiques provenant de nos ressources naturelles.

Toutefois, plusieurs groupes de militants écologistes s’opposent farouchement à l’idée que le Québec développe ses hydrocarbures.Selon eux, tout développement en ce sens ne ferait qu’augmenter les GES du Québec et ainsi accélérer les changements climatiques.

Mais la réalité est beaucoup plus complexe. L’invasion de l’Ukraine et les sanctions qui ont suivi ont ébranlé l’approvisionnement énergétique européen. Jusqu’à tout récemment, 40% du gaz naturel qui y était consommé était importé de Russie.

Et la crise énergétique n’épargne aucune puissance d’Europe. Confrontés à la possibilité de faire face à des pénuries de carburant, l’Allemagne, l’Italie et la France sont forcés de rouvrir leur centrale au charbon.

De l’autre côté de la Manche, National Grid avertissait récemment que les foyers anglais pourraient subir des coupures de courant de trois heures cet hiver, faute d’approvisionnement en gaz. Qu’est-ce que les opposants au gaz naturel québécois ont à répondre à cela?

Faut-il rappeler que le gaz naturel émet jusqu’à 60% moins d’émission que le charbon? Il est évident que le gaz naturel québécois peut servir à la fois les intérêts énergétiques que les ambitions environnementales de l’Europe.

En bref, ce n’est certainement pas en bannissant les bouteilles de vodka des SAQ ou des pianistes russes de l’OSM que le Québec aidera l’Europe à tenir bon face à aux menaces de Poutine.

L’exportation du gaz naturel québécois vers nos alliés européens peut aussi bien servir nos intérêts économiques que les ambitions énergétiques et environnementales de l’Europe.

Le Québec a l’occasion rêvé de marquer l’histoire. Nous avons le devoir de saisir cette opportunité.

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