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La gauche radicale, étendard du néocolonialisme

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            Lorsque les européens ont découvert l’Amérique, les autochtones qui vivaient le territoire représentaient un phénomène fascinant pour l’Occident. En effet, complètement à l’écart de la civilisation, ces diverses tribus se caractérisaient essentiellement par le fait qu’elles n’avaient pas été corrompues par la société. Vivant en toute harmonie au sein de la nature, elles étaient composées d’êtres purs, à l’abri de toute forme de perversité. Pour les européens, l’autochtone représentait le « bon sauvage », l’homme d’avant la civilisation. À la lumière d’aujourd’hui, il va sans dire que cette vision était idéalisée.

            Ce n’est pourtant pas le constat de la gauche radicale, toujours à la recherche d’un cheval de bataille afin de chercher à renverser le système. Au 20e siècle, il s’agissait essentiellement de la classe ouvrière, qu’on qualifiait communément de « prolétariat ». Cependant, avec l’échec fracassant du communisme, le peuple n’est désormais plus le sujet adéquat afin de mener la révolution à bon port. Il faut donc chercher une nouvelle force politique. Les groupes « minoritaires » s’imposeront peu à peu comme sujet par excellence de la gauche radicale, avec comme nouvel ennemi l’homme blanc hétérosexuel, c’est à dire le vilain de notre époque. Il représente un obstacle à l’émancipation des minorités. Seule sa chute peut mener à la libération.

            Au cœur de la crise politique pancanadienne, les autochtones incarnent présentement le sujet parfait pour la gauche radicale. Ces « bons sauvages » ne doivent en aucun cas être au contact du capitalisme, sans quoi ils vont perdre de leur pureté originelle. Il faut à tout prix les tenir à distance du développement économique. Les autochtones ne veulent pas améliorer leurs conditions de vie, sans quoi ils vont se dénaturer et tendre vers la corruption occidentale. Leur culture traditionnelle est un imperméable qui les protège de l’inquiétante modernité. Ils sont les protecteurs de l’eau, de la terre et de l’air.

            Cette vision fantasmée et condescendante des autochtones nous provient paradoxalement aujourd’hui de la gauche radicale, étendard du néocolonialisme. Peu importe le fait qu’une multitude considérable d’autochtones se sont industrialisés et roulent en « pick-up ». La réalité du terrain est totalement écrasée au profit de l’idéologie. Le mythe du « bon sauvage », autrefois utilisé par les européens conquérants, nourrit désormais l’idéologie des groupuscules radicaux post-communistes. Le peuple, considéré comme toxique et intolérant, n’est plus le moteur de la cause révolutionnaire. Les autochtones, au contraire, représentent symboliquement des êtres purs, à l’abri du péché de la civilisation. Ils sont une mine d’or exotique pour la gauche radicale.  

            Au nom de « l’antiracisme » et de l’écologisme, le néocolonialisme s’impose dans l’espace public, alimenté par vision fantasmée de la condition des autochtones. Après tout, sur les 20 communautés concernées par le gazoduc, plus de 100% ont accordé leur approbation. La démocratie a clairement tranché. Seule une infime minorités d’individus, c’est à dire les chefs héréditaires de Wet’suwet’en, refusent le développement du projet. La gauche radicale, carburant à l’anticapitalisme primaire, saute sans tarder sur l’occasion et prétend noblement agir au nom de la « cause autochtone ». Ce type de méthode, antidémocratique, tribaliste et colonialiste, représente la déchéance d’une gauche radicale complètement désespérée, à la recherche d’un sujet salvateur afin de réaliser la révolution. Autrefois, elle représentait le peuple. Désormais, elle cherche à l’abattre. 

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