Le Comité international olympique s’apprête à interdire les femmes transgenres de toutes les compétitions féminines

D’après Martyn Ziegler, chef des sports au Times, le Comité international olympique (CIO) devrait annoncer au début de l’année prochaine une interdiction complète des femmes transgenres dans les épreuves féminines, à la suite d’une revue scientifique démontrant les avantages physiques permanents liés à la puberté masculine.

Martyn Ziegler explique que jusqu’à présent, les directives du CIO permettaient aux athlètes transgenres de participer à condition de maintenir un taux de testostérone réduit, laissant chaque fédération décider des modalités. Mais cette approche devrait être remplacée sous la présidence de Kirsty Coventry, ancienne nageuse olympique du Zimbabwe, qui a promis de protéger la catégorie féminine tout en fondant la politique sur des bases scientifiques solides.

Selon les informations du Times, la Dre Jane Thornton, directrice médicale et scientifique du CIO et ancienne rameuse olympique canadienne, a présenté à Lausanne un exposé détaillé des conclusions de la revue scientifique. Cette présentation, jugée « factuelle et dénuée d’émotion » par des témoins, aurait reçu un accueil très positif des membres du comité. Les résultats confirment que les avantages physiques d’avoir été exposé à la testostérone masculine avant la transition — comme la densité osseuse, la masse musculaire et la capacité pulmonaire — demeurent significatifs, même après traitement hormonal.

L’annonce officielle devrait être faite en février 2026, lors de la session du CIO précédant les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, une fois les derniers ajustements juridiques validés. Cette politique, qui entrerait en vigueur avant les Jeux de Los Angeles 2028, viserait également les athlètes présentant des différences du développement sexuel (DSD).

Ziegler rappelle que cette réforme survient après la controverse des Jeux de Paris 2024, où l’Algérienne Imane Khelif et la Taïwanaise Lin Yu-Ting avaient remporté des médailles d’or malgré des débats sur leur admissibilité. Le nouveau règlement, soutenu par plusieurs fédérations, ferait converger la position du CIO avec celle de sports comme l’athlétisme et la natation, qui interdisent déjà la participation des athlètes ayant traversé la puberté masculine.

Le contexte politique n’est pas étranger à cette évolution. Comme le souligne Martyn Ziegler, cette décision éviterait un conflit diplomatique avec le président américain Donald Trump, dont un décret interdit aux femmes transgenres de concourir dans les catégories féminines — et menace de refuser des visas aux athlètes trans lors des Jeux de Los Angeles.

Si la mesure est adoptée, elle marquera un tournant historique dans la gouvernance du sport international, plaçant la biologie et la protection de l’équité féminine au cœur du débat olympique.

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