Le gouvernement interdit l’utilisation de l’écriture inclusive dans ses communications : une excellente décision

En ce doux mercredi d’automne, le gouvernement du Québec, par le biais du ministre responsable de la langue française, Jean-François Roberge, a publié une circulaire faisant part de l’intention d’interdire l’utilisation de l’écriture inclusive dans les communications gouvernementales. Bien sûr, il en fallait bien peu pour soulever la controverse parmi les petits milieux intellectuels bien-pensants. Or, il s’agit d’une excellente décision. Et voici pourquoi.

Déjà, sur les réseaux sociaux, certains s’indignent d’une telle décision, en évoquant le classique argument du « oui, mais les écoles s’effondrent, le gouvernement essaie de faire diversion avec des enjeux secondaires ». Comme si un gouvernement, aux prises avec de nombreux problèmes perpétués depuis des décennies au Québec, ne pouvait pas s’attaquer à des enjeux dits secondaires.

Pourtant, selon ces mêmes militants de la justice sociale, l’écriture inclusive n’est pas un enjeu de troisième ordre lorsqu’il s’agit de l’imposer. Combien de professeurs a-t-on vus pénaliser des étudiants refusant son utilisation ? Le tordage de bras se fait toujours à sens unique. Mais lorsque le gouvernement souhaite standardiser les normes d’écriture des communications, là, il s’agit d’un détournement de l’attention.

Bien sûr qu’il y a plein de problèmes dans les écoles, mais cette mesure visant à simplifier la rédaction des communications internes et externes est un pas dans la bonne direction. L’écriture inclusive est tout sauf « inclusive ». Par exemple, en excluant les nouveaux arrivants apprenant le français.

Il n’y a pas de normes officielles concernant l’impossibilité de conjuguer ou d’accorder certains termes. L’utilisation du point médian n’est pas non plus codifiée. Certains utilisent des néologismes impossibles à prononcer à l’oral. On se souviendra un jour de l’écriture inclusive des années 2020 comme étant une bizarrerie idéologique visant à déconstruire une langue déjà attaquée par les anglicismes et le nivellement par le bas de l’école.

Jean-François Roberge a le mérite d’amener une politique qui fait du bien pour une fois dans un gouvernement qui a bien besoin de petites victoires, aussi symboliques soient-elles. Cela ne sera pas suffisant pour empêcher le naufrage du bateau caquiste, mais on espère qu’un futur gouvernement du Parti Québécois gardera le cap au niveau de la protection du français et du combat contre ceux visant à déconstruire notre langue sur l’autel du progressisme anglo-saxon.

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