Le passeport canadien parmi les plus puissants au monde, devant celui des États-Unis

Le passeport canadien figure désormais au neuvième rang mondial pour la liberté de circulation, selon le plus récent classement du Henley Passport Index. Les États-Unis, longtemps devant leur voisin du Nord, glissent à la douzième place. Ce classement annuel, compilé depuis deux décennies par la firme britannique Henley & Partners, évalue le nombre de pays accessibles sans visa pour chaque nationalité.

D’après un article publié par la Presse canadienne sur CTV News, ce progrès du Canada s’explique notamment par la politique de réciprocité appliquée à l’égard des voyageurs américains. Plusieurs pays ont imposé de nouvelles restrictions aux détenteurs de passeports des États-Unis, en réaction à des exigences jugées trop lourdes de la part de Washington.

Les Canadiens, eux, peuvent désormais entrer sans visa en Biélorussie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Ouzbékistan, des destinations toujours fermées aux citoyens américains sans formalités préalables. Ils peuvent aussi éviter les visas à l’arrivée en Bolivie et au Rwanda, contrairement aux voyageurs des États-Unis.

Les chiffres détaillés du Henley Passport Index révèlent que le Canada se situe au 32e rang mondial pour le nombre précis de destinations accessibles sans visa, tandis que les États-Unis occupent la 37e place. L’an dernier, les deux pays étaient à égalité au 26e rang, ce qui témoigne d’un décrochage américain relativement rapide.

L’article de la Presse canadienne cite également la montée en puissance du passeport chinois, qui a connu une progression fulgurante au cours des dix dernières années : de la 94e place en 2015 à la 64e en 2025. Pékin a accordé l’accès sans visa à 30 nouveaux pays en un an, permettant désormais à 76 nationalités d’entrer librement sur son territoire – un chiffre nettement supérieur à celui des États-Unis.

Le Canada, malgré son classement enviable, a toutefois vu sa position légèrement affaiblie par la décision de certains pays de rétablir des exigences de visa. Le Brésil, par exemple, a remis en vigueur l’obligation de visa pour les Canadiens après l’échec de négociations visant à simplifier les formalités pour les ressortissants brésiliens.

Comme le souligne la Presse canadienne, ce classement témoigne d’un changement d’équilibre dans les rapports diplomatiques. La puissance d’un passeport ne repose plus seulement sur le poids économique d’un pays, mais sur sa capacité à entretenir des relations stables et ouvertes avec le reste du monde. En 2025, les Canadiens voyagent donc plus librement que leurs voisins du Sud, signe d’une diplomatie perçue comme plus accueillante et moins coercitive.

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