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Le problème avec la taxe rose

Connaissez-vous le concept de la taxe rose ?

Il s’agit d’une réalité commerciale. Les produits féminins tendent à être plus chers que leur équivalent pour homme dans 42% des cas. Les femmes assument en moyenne des factures 7% plus élevées que les hommes.

En cette période du temps des fêtes marqué par l’inflation, il est intéressant d’aborder ce sujet.

Pourquoi est-ce que la taxe rose existe ? Est-ce une discrimination contre les femmes ?

Réponse rapide : non.

Si le phénomène de la taxe rose existe, c’est en raison de principes économiques.

Partons d’une prémisse : les entreprises recherchent à maximiser leurs profits.

Les prix sur le marché dépendent principalement de la demande. Si vous avez un produit très en demande, son prix augmente. Le prix des entreprises est déterminé afin de maximiser leurs ventes.

En d’autres mots. Il est plus avantageux de mettre un produit à 5$ et d’en vendre 5 plutôt que de le mettre à 7$ et d’en vendre 3.

Les entreprises déterminent leurs prix en fonction de l’élasticité de la demande. Voici un petit graphique pour illustrer le concept.

Si l’entreprise vend 5 rasoirs à 5$, vend 4 rasoirs à 6$, 3 à 7$, 7 à 4$, 8 à 3$ puis 9 à 2$. Quel est le prix que l’entreprise va demander ?

5 x 5 = 25, 4 x 6 = 24, 3 x 7 = 21, 8 x 3 = 24, 9 x 2 = 18. Le meilleur prix est donc 5$ puisqu’il permet un meilleur rendement.

La taxe rose fonctionne un peu sous ce principe. Si les produits féminins sont plus chers, c’est tout simplement car la demande est moins élastique.

En gros, les femmes préfèrent payer plus cher pour un rasoir rose que pour un rasoir noir. Une diminution du prix des rasoirs roses n’augmenterait pas les profits de l’entreprise.

Une entreprise n’est pas une oeuvre de charité. Son seul et unique but est sa croissance afin de satisfaire ses actionnaires.

Ceci dit, qu’est-ce qui pourrait être fait ?

Les produits menstruels doivent être offerts gratuitement. Les femmes n’ont pas le choix de les utiliser. Au nom de l’égalité, ceci pourrait être une mesure envisageable.

Pour le reste, acheter un rasoir rose plutôt que noir est un choix individuel.

Le jour que les femmes achèteront des rasoirs noirs massivement, le prix des rasoirs roses diminuera. Ce n’est pas en forçant les entreprises à diminuer leurs prix que l’on parviendra à des résultats économiques optimaux.

Le résultat optimal vient du marché libre, pas des interventions et réglementations étatiques plus souvent créatrices de problèmes qu’autre chose.

Jacques Bref

Journaliste d'actualité québécoise, Jacques Bref décortique l'actualité pour vous. Analyses coups de poing et articles objectifs vous attendent sous sa plume unique au Québec !

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