Le radicalisme de genre perdure malgré le départ de Trudeau

D’après un article d’Amy Hamm publié dans le National Post le 20 juillet 2025

Le départ de Justin Trudeau de la scène politique canadienne n’a pas mis fin à l’influence des idéologies de genre dans les institutions du pays. C’est ce qu’avance Amy Hamm dans un article du National Post, où elle soutient que le nouveau premier ministre, Mark Carney, bien que moins démonstratif, n’a rien fait pour freiner ce qu’elle décrit comme une « folie » toujours bien présente.

Amy Hamm explique que Carney « n’est pas connu pour faire des déclarations flamboyantes d’allégeance à la communauté 2SLGBTQIA+ », contrairement à Trudeau. Néanmoins, elle avertit que cette discrétion ne doit pas être interprétée comme une rupture avec les politiques précédentes. « Le Canada n’est pas moins woke sous Carney », affirme-t-elle.

L’auteure souligne que la bataille contre ce qu’elle nomme l’« idéologie de genre » est une guerre d’usure au Canada, où les militants critiques doivent, selon elle, redoubler de ténacité et de ressources pour résister.

Parmi les cas emblématiques, Hamm revient sur celui de Jessica Yaniv, une personne trans ayant autrefois poursuivi des esthéticiennes immigrantes pour avoir refusé d’épiler ses parties génitales masculines. Rebaptisée Jessica Simpson, celle-ci est désormais impliquée dans un nouveau litige contre Canada Galaxy Pageants, un concours de beauté pour jeunes filles. Hamm précise que l’événement accueille des enfants dès l’âge de six ans, qui se changent ensemble en coulisses. La politique du concours interdit aux personnes ayant des organes génitaux masculins de participer, ce qui a conduit Simpson à porter l’affaire devant le Tribunal des droits de la personne de l’Ontario.

Le Justice Centre for Constitutional Freedoms (JCCF), une organisation juridique conservatrice, représente le concours. Hamm rapporte que le JCCF a demandé au tribunal de rejeter la plainte, au nom de la sécurité mentale, émotionnelle et physique des enfants.

L’affaire des enseignants Matt et Nicole Alexander est également citée comme exemple de ce que Hamm considère comme une dérive idéologique. Elle explique que le couple a été congédié en 2023 pour leurs opinions critiques à l’égard de l’idéologie de genre. Leur fils, adolescent, s’était opposé aux politiques d’auto-identification de genre de son école. Bien que ses parents n’aient enseigné ni dans son établissement ni dans son district, ils ont été visés par des militants. Matt Alexander a d’abord été suspendu pour des publications sur les réseaux sociaux. Nicole a subi le même sort après avoir retiré un drapeau Progress Pride collé sur la porte de sa classe de maternelle. Leur syndicat, selon Hamm, a refusé de les défendre.

Amy Hamm aborde aussi la situation en Alberta, où la tentative de la première ministre Danielle Smith d’interdire les soins dits « d’affirmation de genre » pour les mineurs a été bloquée temporairement par une injonction judiciaire. Hamm déplore ce revers, qu’elle considère comme une entrave à la protection des jeunes Canadiens.

Le sport n’est pas épargné. Hamm relaie les propos de Terry Newman, selon lesquels Hockey Canada exige des entraîneurs qu’ils suivent un cours sur l’identité de genre, sous peine de perdre leur certification. Cette politique permet aux athlètes de concourir selon leur genre ressenti, ce qui, selon Hamm, met les filles en danger lors des contacts physiques.

Enfin, Hamm évoque la lutte de CaWsbar, un organisme qu’elle a cofondé, pour exclure les détenus masculins des prisons pour femmes. Elle décrit la situation à la prison de Fraser Valley, en Colombie-Britannique, où des femmes partagent leur espace avec des délinquants sexuels, notamment un individu reconnu coupable de viol, de meurtre et de pédophilie, aujourd’hui identifié comme Tara Desousa. L’établissement héberge également un programme mère-enfant, ce qui scandalise l’auteure.

Amy Hamm conclut en accusant Mark Carney de complicité passive. Bien que plus subtil que Trudeau, Carney, selon elle, « n’a rien dit ni fait pour régler les injustices juridiques, les attaques contre la liberté d’expression, la perte des droits des femmes fondés sur le sexe, ou les dangers que courent les femmes et les enfants ».

« Trudeau est parti, mais l’idéologie de genre radicale ne l’est pas », prévient-elle.

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