Leçon d’économie 101 pour la gauche inclusive : lorsque l’immigration baisse, le prix des logements baisse aussi

Depuis peu, dans les médias du Québec, mais aussi du Canada anglais, on semble voir la lumière au bout du tunnel pour un problème qui affligeait notre société : la crise du logement. Peut-être pas à la vitesse que nous le voudrions, mais voici, pour la gauche inclusive, une leçon d’économie, s’ils n’ont pas eu de cours au secondaire et au cégep : la loi de l’offre et de la demande.

À lire les militants du FRAPRU, qui militent pour le logement social, et les bonnes âmes de Québec solidaire, faire une corrélation entre immigration et crise du logement serait indécent, voire même une forme de racisme qui ne dit pas son nom. Peu importe que le gouvernement de Mark Carney ait reconnu du bout des lèvres le problème lors de son dernier budget, ni que les banques déposent une à une leur rapport faisant le lien interdit entre immigration massive et crise du logement, les faits sont là.

Il est de plus en plus difficile de construire dans les villes pour diverses raisons : problèmes légaux, normes environnementales, réglementations municipales parfois absurdes, mais aussi prix des matériaux de construction, pénurie de personnel qualifié (on ne forme pas un menuisier en quelques heures dès qu’il débarque de l’avion). Donc, les investisseurs n’ont pas trop le choix : ils mettent leur argent dans les unités de luxe, celles où il est possible de louer au prix que l’on veut.

Mais les nouveaux arrivants ont besoin de logements, tout comme leurs enfants ont besoin d’aller à l’école, et ils ont aussi besoin des différents services municipaux. Ils doivent donc se rabattre sur les logements déjà existants. Ce qui implique une pression à la hausse sur l’offre de logements.

Peu importe ce que dira la gauche inclusive, la loi de l’offre et de la demande demeure la plus simple, mais la plus essentielle. Si des biens sont en demande et que l’offre est rare, les prix augmenteront. Et si la demande baisse, alors qu’il y a davantage d’offre, les prix vont baisser. Mais il semblerait que, pour certaines personnes, ces règles de base en économie, enseignées jadis au secondaire ou au cégep, soient une forme de racisme.

Les propriétaires semblent avoir pris acte des changements politiques profonds qui touchent notre société. Les immigrants fraîchement arrivés se disent qu’il n’est peut-être pas sage de venir s’installer ici durablement. Et les politiques actuelles ont tendance à décourager ceux qui voulaient faire le voyage. Donc, les propriétaires ont moins l’embarras du choix pour louer leur logement.

C’est pour cette raison qu’ils offrent ces temps-ci le premier mois gratuit, un stationnement inclus ou d’autres avantages. La crise semble lentement se résorber. Il est peu probable que nous ayons les prix d’avant, mais des prix plus acceptables sont désormais possibles.

Et à ceux qui sont prompts à accuser tout le monde de racisme : c’est la CORPIQ, l’association des propriétaires, que l’on ne peut pas accuser d’être des militants solidaires, qui le dit. Qu’il y a une baisse de la demande en lien avec le départ de plusieurs immigrants vers leur pays d’origine, ou l’abandon de projets d’immigration pour les autres. Grâce à quoi ? La pression populaire, médiatique, et le gouvernement qui s’est résigné à agir, même si cela demeure insuffisant.

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