D’après un article d’un chroniqueur invité publié dans le Western Standard le 17 juillet 2025
Dans une tribune au ton acerbe publiée dans le Western Standard le 17 juillet 2025, un chroniqueur invité dresse un réquisitoire sévère contre ce qu’il qualifie de politique d’« apaisement autochtone » menée par Ottawa depuis une décennie. Selon lui, cette approche, sous couvert de respect culturel et de réconciliation, serait en train de saigner à blanc les finances du pays, tout en échouant à améliorer concrètement la vie des peuples autochtones.
L’auteur commence par dénoncer ce qu’il considère comme un discours creux et moralisateur autour de la « diversité » et du rôle de « gardiens de la Terre » que l’on attribue systématiquement aux Premières Nations. Il s’insurge contre cette rhétorique, qu’il juge déconnectée de la réalité quotidienne, et ironise : « Voit-on des groupes de Autochtones ramasser les déchets dans les parcs nationaux pour garder le Canada propre ? »
Ce texte controversé prend pour point de départ l’adoption du projet de loi C-5, porté par le premier ministre Mark Carney, et censé relancer les grands chantiers d’infrastructure à travers le pays. Ce projet, selon le chroniqueur, se heurte déjà à une opposition judiciaire des Premières Nations, lesquelles invoquent une « menace directe » à leur autodétermination.
L’auteur critique vertement cette réaction, qu’il assimile à une stratégie bien rodée : toute initiative de développement national devient le prétexte à une contestation juridique, qui ouvre ensuite la porte à des compensations financières massives. « Cela fonctionne à tous les coups », écrit-il, en ajoutant que les seuls vrais gagnants seraient les avocats, qui profitent de la multiplication des litiges.
Il pointe notamment les dépenses en flèche du ministère des Affaires autochtones, dont le budget est passé, selon lui, de 11 milliards en 2015 à plus de 32 milliards en 2025. Il cite également une étude de l’Institut Fraser estimant à 76 milliards de dollars les règlements extrajudiciaires de litiges avec les Premières Nations accumulés jusqu’en 2023, un montant bien plus élevé que sous l’administration Harper.
Mais ce qui indigne le plus le chroniqueur, c’est l’absence d’impact tangible de ces transferts d’argent sur les conditions de vie dans les communautés autochtones. Il cite le cas de l’Alberta, où l’espérance de vie des hommes autochtones serait passée de 67 à 60 ans entre 2015 et 2021 — une chute brutale de sept ans, pendant que celle des femmes serait descendue de 73 à 66 ans. Ces chiffres, bien pires que la moyenne canadienne (79 ans pour les hommes et 84 pour les femmes), sont pour lui la preuve éclatante de l’échec de la stratégie actuelle.
Face à ce constat, l’auteur accuse les responsables politiques de fuir leurs responsabilités, par peur d’être accusés de racisme ou d’insensibilité. Il écrit : « Aucun politicien n’a le courage de dire la vérité : si l’on continue à paralyser l’économie canadienne en ligotant chaque projet dans des batailles juridiques, le robinet de l’argent public va finir par se fermer. »
Le texte se conclut sur une note sombre, où l’auteur prédit que ce moment de vérité viendra un jour — mais « pas aujourd’hui ».



