Selon un article de Cosmin Dzsurdzsa publié par Juno News le 15 septembre 2025, le Parti libéral aurait empêché l’adoption d’une résolution unanime réclamée par les conservateurs pour condamner la violence politique et observer un moment de silence en mémoire de Charlie Kirk, assassiné le 10 septembre dernier.
Un refus de coopération dénoncé
D’après une source confidentielle citée par Juno News, des députés conservateurs avaient tenté de conclure une entente préalable avec leurs collègues libéraux afin de tenir ce geste symbolique lors de la rentrée parlementaire. Or, cette démarche se serait heurtée à un refus catégorique.
« Les conservateurs ont essayé d’obtenir l’accord avant la séance d’aujourd’hui et on leur a dit que ce ne serait pas permis », aurait affirmé la source relayée par Dzsurdzsa.
Ce blocage souligne une fracture politique sur la manière d’aborder l’assassinat de Charlie Kirk, figure conservatrice américaine connue pour ses prises de position en faveur de la foi, de la famille et de la liberté d’expression.
On se rappelle que l’an dernier, Yaroslav Hunka, un ancien combattant ukrainien de 98 ans, a reçu une ovation debout du Parlement canadien en présence du président ukrainien Volodymyr Zelenskyy — un moment qui avait suscité une vive controverse après la révélation de son passé dans la division SS galicienne.
Une intervention remarquée de Rachel Thomas
Malgré ce refus, la députée conservatrice Rachel Thomas a tout de même pris la parole à la Chambre pour rendre hommage à Kirk, suscitant une ovation debout de membres des deux côtés de l’allée.
Dans son discours rapporté par Juno News, Thomas a insisté sur la valeur fondamentale de la liberté d’expression, qualifiée de « pierre angulaire d’une société libre », et dénoncé l’usage de la violence pour faire taire des idées.
Elle a déclaré :
« Charlie Kirk était un défenseur franc de la foi, de la famille et de la liberté. Beaucoup n’étaient pas d’accord avec lui, certains étaient offensés. Tragiquement, le 10 septembre, il a été assassiné dans une tentative de réduire sa voix au silence. »
Thomas a ajouté un appel à la dignité dans la réponse politique et personnelle à ce drame :
« Alors que nous cherchons à répondre à cette tragédie, puissions-nous être honorables dans nos actions. Défendons avec vigueur le droit de nos opposants à s’exprimer librement, et unissons nos cœurs à la famille de Charlie, à son épouse Erica et à ses deux jeunes enfants. »
Contexte de l’assassinat
Cosmin Dzsurdzsa rappelle dans son article que Charlie Kirk a été tué le 10 septembre alors qu’il s’adressait à des étudiants de l’Utah Valley University. Le suspect, Tyler Robinson, a été arrêté après que des proches eurent signalé aux autorités des confidences ou allusions à sa participation au meurtre.
Selon l’enquête rapportée par Juno News, des messages Discord récupérés auprès d’un colocataire montraient Robinson discutant de fusils et de munitions. La police a ensuite saisi un fusil Mauser 98 près du campus, ainsi que des douilles gravées de slogans antifascistes et de provocations associées à des militants d’extrême gauche.
Une controverse politique persistante
Au moment de la publication de l’article, Juno News indiquait avoir sollicité un commentaire du bureau du leader du gouvernement à la Chambre, Steven MacKinnon. La réponse officielle des libéraux n’avait pas encore été communiquée.
Cet épisode illustre la difficulté du Parlement canadien à trouver un terrain d’entente pour condamner la violence politique, même lorsqu’elle frappe à l’étranger et suscite une émotion transpartisane. Le refus des libéraux de s’associer à une motion unanime demeure, selon les conservateurs, un geste lourd de signification sur le climat politique actuel.



