Il fait chaud, il fait beau. Malheureusement, tout le monde n’a pas accès à une piscine privée, ni même à un lac. La solution la plus commode pour se rafraîchir en ville reste bien souvent les piscines publiques. Pourtant, depuis environ deux semaines, des incivilités sont rapportées concernant certains usagers, que ce soit en Suisse, en Allemagne, ou plus près de nous, à Montréal. Faut-il y voir un nouveau front dans la guerre culturelle ?
En Suisse, l’affaire a fait grand bruit dans ce pays tranquille, peu habitué aux controverses. Dans la commune frontalière de Porrentruy, à force d’incivilités causées par des jeunes souvent issus de minorités, les autorités ont décidé de fermer l’accès à leur piscine municipale aux non-résidents. Résultat : les frontaliers français ne peuvent plus s’y baigner.
Et ce n’est guère mieux dans la ville française voisine de Delle. Les incivilités y sont telles qu’on a dû mobiliser trois agents de sécurité, un maître-chien, deux policiers intercommunaux, trois médiateurs et quatre maîtres-nageurs. Malgré ce dispositif, les sauveteurs se font traiter de racistes dès qu’ils essaient de ramener le calme.
En Allemagne, une piscine a lancé une campagne de sensibilisation contre le harcèlement sexuel. On y voit, par exemple, une femme blanche rousse agrippant les fesses d’un jeune homme noir handicapé, ou encore des hommes blancs en train d’importuner des femmes de couleur. L’ensemble a un air surréaliste, et pourtant, cela se déroule dans un contexte bien réel où des agressions sexuelles sur mineures ont été rapportées.
Les agresseurs ? Quatre migrants syriennes. Et qu’a dit le maire de la ville, Christian Litzinger, un élu social-démocrate, après avoir tenté de calmer les esprits en niant la dangerosité de certains migrants ? Il a déclaré : « Par forte chaleur, les esprits peuvent parfois s’échauffer. »
Au Québec, ce n’est guère plus reluisant. Certes, nous n’en sommes pas encore au point d’avoir des policiers armés patrouillant à la piscine du parc Jarry. Mais la gauche déconstruite, incarnée notamment par Marie-Ève Doyon, a balayé les inquiétudes de certaines femmes qui dénonçaient la présence d’hommes louches — visiblement originaires du sous-continent indien — les observant sans gêne.
Certes, rien dans la loi n’interdit de prendre des photos dans un lieu public. Mais pourquoi tolérer la présence persistante de ces personnes dérangeantes ? Pour les femmes encore dotées de bon sens, cela ne tient pas debout. Pourtant, pour la nouvelle gauche, lorsque les fauteurs de troubles viennent d’hommes originaires d’autres pays, toute critique devient aussitôt synonyme d’amalgame ou de pur racisme. .
Désolant.



