Selon un article d’Ari Rabinovitch publié par Global News le 15 septembre 2025, les ventes de véhicules neufs au Canada continuent de croître, mais cette tendance ne se répercute pas sur les voitures électriques, qui connaissent au contraire un net recul.
Un marché globalement en expansion
D’après les données de Statistique Canada rapportées par Global News, 179 814 véhicules neufs ont été vendus en juillet 2025, en légère hausse par rapport aux 177 313 unités de juin. Comparé à l’an dernier, cela représente une augmentation de 6,8 % par rapport à juillet 2024, tandis que juin avait affiché une croissance de 6,2 % sur un an.
Cette croissance touche à la fois les voitures de tourisme (+11 %) et les camions (+6 %), montrant que la demande globale demeure vigoureuse malgré les incertitudes économiques.
Les véhicules électriques en perte de vitesse
En revanche, le secteur des véhicules à zéro émission (ZEV), incluant les voitures électriques, traverse une période plus difficile. Toujours selon les chiffres cités par Global News, seulement 13 920 ZEV ont été vendus en juillet 2025, soit une baisse de 33,7 % en comparaison annuelle.
Ces véhicules représentaient 7,7 % des ventes totales de juillet, une proportion légèrement inférieure à celle du mois précédent (7,9 % en juin). Cette tendance confirme un ralentissement marqué de l’adoption des voitures électriques par les consommateurs canadiens.
Contexte politique et économique
Global News rappelle que cette évolution survient dans un contexte de pressions multiples. Les tarifs imposés par l’administration Trump sur l’industrie automobile ont alourdi les coûts, affectant tant les constructeurs que les consommateurs. L’incertitude économique et la baisse de l’accessibilité financière pèsent sur la capacité des ménages à investir dans un véhicule neuf, en particulier lorsqu’il s’agit d’un modèle électrique plus coûteux.
Le gouvernement libéral de Mark Carney a d’ailleurs annoncé le 5 septembre une pause de son programme de mandats sur les ventes de véhicules électriques pour l’année modèle 2026, lançant en parallèle une révision de 60 jours. L’objectif officiel, rappelé par Carney, reste de parvenir à 100 % de ventes de ZEV d’ici 2035, mais cette pause vise à donner une certaine « flexibilité » au secteur automobile, déjà fragilisé par les tarifs américains.
Les freins à l’électrification
Enfin, Global News souligne que des rapports de consommateurs identifient plusieurs obstacles persistants à l’achat de véhicules électriques : un coût d’acquisition et d’équipement plus élevé (notamment les bornes de recharge domestiques) et des infrastructures de recharge jugées insuffisantes et peu fiables.
Ces contraintes viennent limiter l’attrait des ZEV, malgré les ambitions politiques et les incitatifs existants.



