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Les vices cachés du journalisme

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Dans les dernières semaines, plusieurs articles questionnant les limites de l’impartialité journalistique ont été publiés dans les grands médias ; l’occasion pour notre contributeur Samuel Rasmussen d’élaborer un peu sur la nécessaire transparence inhérente au domaine.

Les articles du Devoir avec Annabelle Caillou, du Journal de Montréal avec Marie-France Bazzo et l’essai de Philippe de Grosbois arrivent à point nommé et dans la même période par tout hasard. Cela m’amène à penser qu’on essaye de panser les plaies laissées par les chroniqueurs coûtant beaucoup moins à produire que ce qu’ils rapportent.

Or ceux-ci ont laissé sur le bras du journalisme une terrible cicatrice bien difficile à colmater et à camoufler. Pourquoi ce type de rubrique paraît-il après le déchirement sociétal autour de Trump, des médias sociaux et du contexte de la COVID-19? Essaye-t-on de se dédouaner du travestissement d’objectivité dont se drapaient beaucoup d’intervenants dans le paysage médiatique québécois?

Donc, je parle ici de vices cachés semblables comme ceux décrits dans le Code civil du Québec. Je fais ce comparatif pour illustrer que comme les parties civiles qui se dédouanent de leurs responsabilités dans un litige, on retrouve cette similitude avec nos leaders d’opinions déguisés en journalistes.

Comme c’est le cas avec le concessionnaire et le fabricant de voiture qui se renvoient la balle en termes de responsabilité, repoussant ainsi les rendez-vous et les promesses de réparations; c’est finalement le client qui écope. Le client représente parfaitement le lecteur, l’auditeur ou le spectateur qui est celui tout en bas qui reste le dernier à être floué par ceux d’en haut.

Vu l’influence sans cesse grandissante des podcasts et des autres médias numériques, il va sans dire qu’on dénote une perte de vitesse des médias écrits et télévisuels. La concentration et la convergence médiatique ont ainsi fait perdre confiance à un bon nombre de gens qui désiraient s’informer. La meilleure façon pour informer ou de profiter d’une tribune convenablement et humblement serait d’avouer ses biais et d’agir en toute transparence avec ses lecteurs ou ses auditeurs.

Sans tomber dans un relativisme beaucoup trop confortable, c’est qu’en tant que journalistes, chroniqueurs, pigistes, au-delà des reportages spéciaux et approfondis, on ne peut, en très peu de lignes, souligner toutes les perspectives et les facettes d’un phénomène d’actualité.

Or, la douce ironie de voir aujourd’hui, comme s’il n’était pas trop tard, de demander miséricorde au public qui devient de plus en plus sceptique à travers cette époque de simultanéité, de direct pour ne pas parler de CNNisation. Les mêmes qui accusent certains commentateurs de propager le cynisme, voir le complotiste se retrouvent être les grands responsables de cette issue.

Ainsi, il est temps de laisser place malgré tout à des commentateurs qui, en même temps, recherchent à être le plus prêt de la réalité, mais qui démontrent humblement leur subjectivité.

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