Gabriel Côté, du Journal de Montréal, révélait le 11 août 2025 que la représentante spéciale du Canada chargée de la lutte contre l’islamophobie, Amira Elghawaby, a déclaré en 2024 des frais de déplacement plus élevés que l’ambassadeur du Canada aux Nations unies, Bob Rae. Le bilan : 54 459,77 $ pour 31 déplacements en un an, principalement pour participer à des colloques et conférences sur des enjeux liés à l’islamophobie. Ce montant dépasse aussi les dépenses controversées de 47 114 $ par Martin Imbleau, PDG du projet de train à grande vitesse Alto.
Une liste encore incomplète
Officiellement, Patrimoine canadien justifie ces déplacements par le rôle de « championne, conseillère, experte et représentante du gouvernement » qu’exercerait Mme Elghawaby. Mais dans les faits, aucune liste publique complète de ses voyages n’est publiée par son bureau. Les informations disponibles, issues du Journal de Montréal, de documents gouvernementaux et de recoupements médiatiques, ne permettent que de reconstituer un portrait partiel de ses activités.
En 2025, on sait qu’elle a passé une semaine en Albanie, en début d’année, pour assister à une conférence sur les droits de l’homme et la lutte contre la haine, un déplacement facturé 9 494 $. Durant l’été, elle s’est rendue à Londres, au Royaume-Uni, une mission officielle confirmée par Québec Nouvelles mais passée sous silence par les canaux gouvernementaux.
En septembre 2024, elle avait combiné New York et la Colombie-Britannique pour participer à une table ronde sur le dialogue et le partenariat dans un monde polarisé, avec des frais d’hébergement atteignant 5 300 $. Cette même année, elle a multiplié les présences à divers colloques et conférences, au Canada comme à l’international, pour un total de 31 déplacements.
En 2023, ses voyages, là encore au Canada et à l’étranger, avaient coûté 33 481,02 $. Depuis son entrée en poste, la facture totale de ses déplacements atteint 118 631,93 $, soit une moyenne mensuelle de 3 954,39 $. Une telle activité, en volume comme en coût, dépasse celle de certaines représentations diplomatiques canadiennes permanentes, y compris auprès de l’ONU.
Le voyage en Angleterre : un signal politique
Quelques jours avant sa rencontre du 4 juillet 2025 avec le premier ministre Mark Carney, Mme Elghawaby revenait d’un déplacement officiel à Londres. Comme l’a rapporté Québec Nouvelles, elle l’a qualifié elle-même de « très enrichissant ». Mais Londres n’est pas une destination anodine : la capitale britannique est aujourd’hui un symbole mondial des dérives du multiculturalisme intégral, marquée par un fort communautarisme, des zones de non-droit, et la montée de structures islamiques d’influence locale. Le choix de cette destination ne semble pas motivé par la recherche de modèles d’intégration réussis, mais plutôt par la volonté de tisser des liens avec des alliés idéologiques.
Un mandat d’ingénierie sociale
À la lumière de ces éléments, il apparaît que le mandat d’Amira Elghawaby ne se limite pas à « l’apaisement » ou à la sensibilisation. Il s’agit d’un travail de coordination soutenu, au Canada comme à l’étranger, pour imposer de facto un multiculturalisme aligné sur des revendications islamistes et sur une politique d’immigration massive. L’ampleur de ses déplacements et la priorité politique qui leur est donnée devraient constituer un signal d’alarme : il est rarissime qu’un poste thématique, et non diplomatique, déploie un tel réseau de contacts et d’activités à l’échelle internationale.
Son récent problème avec le Commissariat aux conflits d’intérêts et à l’éthique, rapporté le 17 juillet 2025 par Anne Caroline Desplanques (Journal de Montréal), ajoute un autre élément troublant. L’amende de 200 $ qu’elle a reçue pour avoir omis de déclarer un « changement important » dans ses biens, et son refus d’en préciser la nature, peuvent renforcer l’impression d’une attitude opportuniste.
En cumulant des dépenses de voyage exceptionnelles, un réseau international orienté idéologiquement, et des controverses répétées au Québec, Mme Elghawaby incarne moins une représentante consensuelle de l’État canadien qu’une actrice militante de l’ingénierie sociale — active sur tous les fronts pour consolider son influence et imposer un certain modèle de société.



