Loi sur les nouvelles en ligne : Mark Carney doit aller de l’avant et l’abroger

Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, empêche la diffusion de contenu médiatique aux utilisateurs canadiens. Ainsi, tous les grands médias nationaux, internationaux, locaux et alternatifs n’ont plus droit de cité sur la plateforme de Mark Zuckerberg. Si l’intention initiale semblait acceptable — Justin Trudeau réclamait un partage des revenus publicitaires entre les plateformes en ligne et les médias — on peut toutefois confirmer que l’enfer est pavé de bonnes intentions.

Cela fait maintenant plus de deux longues années que l’on est dans l’impossibilité de partager des nouvelles sur Facebook. Les gens essaient de trouver des alternatives, comme altérer l’adresse d’un lien en y ajoutant des lettres au début, ou encore utiliser des plateformes plus faciles à diffuser pour le moment, telles que Substack. Mais cela ne permet pas une diffusion massive de l’information.

Ainsi, lorsqu’on est en France par exemple, on constate quelque chose d’étrange : on voit les nouvelles des grands médias québécois sur Facebook — La Presse, Radio-Canada, Le Journal de Montréal. Tout le monde est là. Car on peut encore publier sur les pages Facebook. Le seul hic : cela ne sera pas partagé aux utilisateurs situés au Canada. Ce qui est quand même le but, non ?

Quoi qu’il en soit, Mark Carney a évoqué à un journaliste du National Post qu’il serait prêt à modifier ou à abroger la Loi sur les nouvelles en ligne. Ce serait là une excellente initiative ! Qui pourrait plaire à tout le monde, peu importe le camp politique. Car, que l’on soit à gauche ou à droite, nous aimons avoir accès à nos nouvelles sur une plateforme facile d’accès et intuitive.

Et Facebook permet cela. Les réseaux appartenant au groupe Meta offrent à de petits joueurs la possibilité d’exister, notamment les médias alternatifs. Le partage des revenus publicitaires est une chimère lorsqu’il n’y a plus de diffusion des nouvelles en question. Les réseaux sociaux ont même, au contraire, permis à des gens de découvrir de nouveaux médias, enclenchant un cercle vertueux.

Dans l’intérêt collectif, il est préférable que les médias aient le champ libre pour attirer commanditaires et abonnés, plutôt que de dépendre uniquement des aides gouvernementales. Car si le gouvernement finance, à qui les médias sont-ils redevables, s’ils doivent contester la main qui les nourrit ?

Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une très bonne nouvelle. Mais maintenant, il faut que Mark Carney passe de la parole aux actes. Car la loi des libéraux a fait mal à de nombreux médias, petits et grands, alternatifs et traditionnels.

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