L’utilisation honteuse de la politique raciale par Justin Trudeau pour attaquer Poilievre

Traduit de l’anglais. Article de Rex Murphy publié le 23 janvier 2023 sur le site du National Post

Je pensais que nous avions dépassé depuis longtemps l’idée de juger les gens sur la couleur de leur peau.

Qu’y a-t-il de mal à ce que les hommes soient des hommes ? Devraient-ils être autre chose ? Des girafes ? Des tables basses ?

Un grand romancier irlandais a un jour émis l’hypothèse que si les hommes passaient trop de temps à faire du vélo, ils deviendraient eux-mêmes, avec le temps, plus vélo qu’homme. Une théorie sombre, mais qui ne doit pas être prise trop au sérieux.

Dans une récente interview, le Premier ministre Justin Trudeau a mis cette phrase au passé – une « époque où les hommes étaient des hommes » – mais je me permets de suggérer, même si c’est de manière très légère, que l’axiome est toujours valable.

Oui, en 2023, les hommes sont toujours des hommes, et le corollaire vivant est également vrai : les femmes sont des femmes. C’est ce que je dis, et je m’y tiens, malgré les théories délirantes des activistes du genre.

(Note : les autres sont libres d’affirmer le contraire, mais seulement après avoir laissé des mots d’adieu à la biologie, à l’histoire et au bon sens. Ils peuvent aussi organiser de grandes conférences et y faire venir des escouades entières de conférenciers militants, et pour ma part, je ne ferai rien pour les voir annulées ou harcelées).

Mais cette phrase n’est pas la seule chose qui a attiré mon attention dans l’interview de M. Trudeau avec Susan Delacourt du Toronto Star. C’est lorsqu’il a allégué que le chef conservateur Pierre Poilievre se languissait de l’époque où « les hommes blancs régnaient ».

Pour être juste, voici l’intégralité de la citation : «Qu’est-ce qu’il propose en fait ? Il dit que tout est ruiné… Il joue et exploite les types de colère et d’anxiété à propos d’un Canada d’autrefois où les hommes étaient des hommes et où les hommes blancs régnaient».

[…]

Quant à l’époque où «les hommes blancs ont régné», remontons au milieu du siècle dernier et vérifions les «dirigeants» – de Louis Saint-Laurent à l’actuel titulaire du poste de premier ministre.

Ils étaient tous blancs. Serait-il malvenu de souligner que la plupart d’entre eux étaient également originaires du Québec. Il y a eu quelques exceptions, dont John Diefenbaker, le tristement éphémère Joe Clark et, bien sûr, Stephen Harper.

[…]

Comme les lecteurs l’ont deviné, je ne fais qu’effleurer le sujet ici. Ce sujet est la façon dont la «blancheur», ou la couleur blanche de la peau, est devenue, dans l’esprit de certains activistes et militants antiracistes, un terme hautement négatif, un péjoratif à ne pas contester ; la blancheur, ou le fait d’être blanc, est devenu un échec implicite – ou expressément déclaré. Ces personnes citent une couleur de peau comme déterminant du caractère et de la valeur.

Je pensais que nous avions dépassé depuis longtemps l’idée de juger les gens de cette façon, et j’espère ardemment que c’est le cas. C’est pourquoi, lorsque j’ai lu les remarques du premier ministre, je me suis sentie un peu triste à l’idée qu’il donnait – peut-être involontairement, accordons-lui le bénéfice du doute sur ce point – au moins un exemple indirect de la même pratique déplorable.

Pour lire l’article dans sa forme originale

Anthony Tremblay

Après des études en politique appliquée à l'Université de Sherbrooke, Anthony Tremblay s'est intéressé notamment aux questions sociales telles que le logement ou l'itinérance, mais aussi à la politique de la Chine, qu'il a visité et où il a enseigné l'anglais. Il vit à Sherbrooke avec ses deux chiens.

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