Le jour du Souvenir a eu lieu il y a quelques jours. Comme chaque année, le pays s’est arrêté pour saluer la mémoire de ceux et celles qui ont servi. Mais une fois les drapeaux rangés et les cérémonies terminées, le silence retombe trop vite. Se souvenir ne devrait pas durer qu’une journée.
Fournis dans cet article de Prince Albert Right Now, les chiffres d’Anciens Combattants Canada rappellent l’ampleur du sacrifice :
– 650 000 Canadiens et Terre-Neuviens ont servi pendant la Première Guerre mondiale, 66 000 y ont perdu la vie et 172 000 ont été blessés. Il ne reste aujourd’hui aucun vétéran vivant de ce conflit.
– Durant la Seconde Guerre mondiale, 1,1 million de Canadiens ont servi et 45 000 sont morts. En 2025, il ne reste plus que 3 691 vétérans encore en vie, dont 667 femmes.
– Pour la guerre de Corée, 26 000 Canadiens ont servi et 516 sont tombés au combat. À peine 1 909 vétérans sont encore parmi nous.
Ces chiffres parlent d’eux-mêmes : la génération qui a connu la guerre s’éteint peu à peu. Et avec elle, une mémoire directe de ce que furent ces années de peur, de courage et de sacrifice.
Le jour du Souvenir ne devrait pas être une parenthèse dans l’année. Il devrait être un point de départ. Un appel à transmettre, à enseigner, à comprendre les conflits auxquels le Canada a participé — de la Somme à la Normandie, de la Corée à Kandahar.
Les élèves, les jeunes, les nouveaux arrivants doivent pouvoir connaître ces histoires. Non pas pour glorifier la guerre, mais pour comprendre le prix de la paix. Se souvenir, ce n’est pas un rituel : c’est un devoir civique.
Nos anciens combattants disparaissent, mais leur héritage demeure. À nous de faire en sorte que leur souvenir vive toute l’année, dans nos écoles, nos familles et nos conversations. Parce que la liberté ne se célèbre pas un jour par an — elle se défend, jour après jour, par la mémoire.



