Ottawa ajuste les paliers d’imposition : de légers allégements pour les contribuables moins nantis prévus en 2026

D’après un article d’Ari Rabinovitch publié par Global News, le Canada s’apprête à modifier ses paliers d’imposition fédéraux dès 2026, à condition que la législation présentement étudiée au Parlement soit adoptée. L’auteur explique que la principale conséquence serait une réduction modeste de l’impôt payé par les contribuables les moins bien nantis, grâce notamment à l’application complète du rabais annoncé avant l’été par le gouvernement fédéral.

Rabinovitch rappelle que le premier ministre Mark Carney avait présenté au printemps une mesure qualifiée de réduction d’impôt pour la classe moyenne, faisant passer le taux du premier palier de 15 à 14 pour cent. Ce changement avait été appliqué partiellement en 2025, ce qui signifie que la moyenne annuelle du taux était de 14,5 pour cent. À partir de 2026, il sera entièrement ramené à 14 pour cent pour l’ensemble de l’année fiscale.

L’auteur souligne également que le premier palier, qui couvert en 2025 les premiers 57 375 dollars de revenu imposable, sera élargi pour tenir compte de l’indexation à l’inflation. Ainsi, en 2026, il s’étendra jusqu’à 58 523 dollars. Cette indexation, comme l’explique Rabinovitch, constitue un mécanisme automatique destiné à protéger le pouvoir d’achat des Canadiens lorsque le coût de la vie augmente.

Le deuxième palier, imposé au taux de 20,5 pour cent, sera ajusté pour couvrir les revenus compris entre 58 523 et 117 045 dollars en 2026, comparativement à la fourchette de 57 375 à 114 750 dollars en 2025. Le troisième palier, au taux de 26 pour cent, passera à une plage de revenus allant de 117 045 à 181 440 dollars, contre 114 750 à 177 882 dollars l’année précédente.

Le quatrième palier, taxé à 29 pour cent, visera en 2026 les revenus entre 181 440 et 258 482 dollars, alors qu’en 2025, il s’étendait de 177 882 à 253 414 dollars. Enfin, le dernier palier, imposé à 33 pour cent, s’appliquera aux revenus dépassant 258 482 dollars, une légère hausse du plafond précédent fixé à 253 414 dollars.

Rabinovitch met aussi en lumière l’explication fournie par la fonction publique fédérale : puisque l’impôt est calculé sur une base annuelle, l’entrée en vigueur partielle de la réduction du taux en 2025 nécessite un ajustement moyen pour cette année, d’où le taux effectif de 14,5 pour cent.

L’auteur cite Ryan Minor, directeur de la fiscalité chez Comptables professionnels agréés du Canada, qui précise que l’indexation des tranches d’imposition a pour but de compenser l’inflation. Minor explique que même si les revenus augmentent, le pouvoir d’achat réel ne progresse pas nécessairement, les biens et services coûtant eux-mêmes davantage. L’ajustement vise donc à empêcher un contribuable de se retrouver dans une tranche plus élevée uniquement parce que son revenu a suivi l’inflation.

Une autre donnée centrale évoquée par Rabinovitch concerne le montant personnel de base (MPB), c’est-à-dire la portion de revenu exemptée d’impôt fédéral. En 2025, ce montant s’élevait à 16 129 dollars pour les personnes gagnant jusqu’à 177 882 dollars, puis diminuait pour les revenus supérieurs. En 2026, ce seuil non imposable sera relevé à 16 452 dollars, reflétant lui aussi l’ajustement à l’inflation.

En somme, l’article de Global News montre que les changements prévus pour 2026 s’inscrivent dans une logique de protection du pouvoir d’achat tout en étendant à l’année complète la réduction du taux d’imposition annoncée au printemps par le gouvernement Carney. Si la loi est adoptée, les Canadiens à faibles revenus seront les premiers à constater un allègement, bien que modeste, de leur fardeau fiscal.

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