Ottawa veut dissoudre Samidoun, un groupe terroriste basé à Vancouver

Dans un article du National Post, Stuart Thomson rapporte que le gouvernement fédéral veut en finir avec Samidoun, un groupe basé à Vancouver déjà désigné organisation terroriste au Canada et aux États-Unis.

La ministre fédérale de l’Industrie, Mélanie Joly, a pris la parole sur les réseaux sociaux pour annoncer qu’elle avait donné instruction à ses fonctionnaires d’agir « de toute urgence ». L’objectif : retirer à Samidoun son statut d’organisme à but non lucratif, qu’il conserve malgré son inscription officielle comme groupe terroriste.

« Il est totalement inacceptable qu’une organisation reconnue comme terroriste continue d’exister en tant qu’organisme enregistré », a écrit Joly. « J’ai donc ordonné aux responsables d’examiner toutes les options pour dissoudre Samidoun ainsi que toute entité terroriste inscrite au Canada. »

Samidoun est dirigé par Khaled Barakat et sa conjointe Charlotte Kates, militante connue pour sa présence lors de funérailles de dirigeants du Hezbollah. Malgré la désignation officielle du groupe en 2024, son enregistrement comme organisme à but non lucratif n’avait jamais été annulé, ce qui provoquait une vive indignation.

Depuis les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, Samidoun s’est imposé comme l’un des principaux organisateurs de manifestations pro-palestiniennes au Canada. Une visibilité qui, selon ses détracteurs, contredisait le sérieux du Canada en matière de lutte contre le terrorisme.

B’nai Brith Canada, l’un des groupes les plus actifs dans ce dossier, a salué la sortie de Joly. « Chaque jour où cette corporation existe est une insulte à notre société », a dénoncé l’organisme, réclamant depuis des mois la dissolution légale de Samidoun.

Stuart Thomson rappelle que même si le Code criminel interdit déjà de financer ou de soutenir Samidoun, son statut officiel lui donnait une vitrine inacceptable. Pour Casey Babb, analyste à l’Institut Macdonald-Laurier, l’affaire illustre une faiblesse structurelle : « Il n’y a aucune raison que des organisations terroristes puissent fonctionner librement au Canada. Cela mine notre sécurité et notre réputation internationale. »

Avec cette décision, Ottawa veut tourner la page et combler une faille qui, selon plusieurs experts, a été trop longtemps ignorée.

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