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Pénurie de propane : le Québec est fragilisé par sa dépendance au réseau ferroviaire

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La grève ferroviaire du CN se fait ressentir sur les stocks de propane au Québec : plus de 85% du propane est acheminé par train, et depuis la grève, aucune cargaison n’est venue alimenter le réseau québécois. Selon Raymond Gouron, directeur général de l’Association québécoise du propane, cette interruption du transport ferroviaire « épuisera 80% des réserves de propane au Québec au cours des 24 prochaines heures. »

Le propane est encore utilisé en grande quantité par les agriculteurs et éleveurs, par plusieurs hôpitaux et centres de soin de santé tels que CHSLD ainsi qu’une panoplie de commerces et d’organisations québécoises. Une pénurie de propane pourrait signifier la fin du chauffage dans les CHSLD et la perte de quantités effarantes de grain et de bétail en raison des froids et de l’incapacité d’entreposage et de séchage.  

Malgré l’élection du 21 octobre, le gouvernement Trudeau n’a toujours pas recommencé à siéger en chambre, et vu l’absence d’un Président de la Chambre des communes, il sera impossible pour le gouvernement fédéral d’adopter une loi spéciale pour forcer les travailleurs du CN au travail.

Alors que Legault déclare le Québec en État d’urgence, cette crise s’inscrit dans un long contexte de dépendance toujours plus élevés au transport ferroviaire de nos énergies : « Il y a plus de transport de pétrole par train, il y a des trains avec de plus en plus de wagons, de plus en plus lourds, et on a vu plus de déraillements au pays en 2018 qu’en 2017», rappelle Bruce Campbell, auteur du livre The Lac-Mégantic Rail Disaster.

Alors que le Québec se réveille au fait que son offre en propane est dépendante de multiples facteurs externes dont la satisfaction des travailleurs du CN, il devient important de se questionner sur l’efficacité de ces méthodes de transport. Une pénurie de propane ou même de carburant serait catastrophique pour l’économie du Québec et les relations sociales qui la soutiennent.

Une seule solution semble s’imposer en ces temps de crise. Le Québec devra se doter d’une infrastructure d’approvisionnement stable, soit par voie d’oléoducs qui assureront une offre constante aux Québécois sans menacer la province d’une urgence comme nous nous apprêtons peut-être à vivre.

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