Pierre Poilievre accuse Mark Carney d’avoir trahi toutes ses promesses

Dans une tribune publiée dans le National Post, Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur du Canada et chef de l’opposition officielle, dresse un bilan très sévère des six premiers mois de Mark Carney à la tête du gouvernement. Poilievre soutient que le premier ministre « a promis la force, mais a livré la capitulation ».

L’auteur rappelle que Mark Carney avait promis discipline, sérieux, intégrité et fierté nationale. Or, selon Poilievre, « la réalité est claire : il a brisé chacune de ses grandes promesses ».

Sur le plan budgétaire, Poilievre souligne que Carney se présentait comme l’ancien banquier responsable qui allait mettre fin aux excès financiers hérités de Justin Trudeau. Pourtant, affirme-t-il, les dépenses fédérales annuelles ont déjà augmenté de 37 milliards de dollars, soit une hausse de 8 %, en moins de six mois. Les déficits se sont creusés, sans plan de retour à l’équilibre. De plus, Ottawa emprunte à des niveaux proches de ceux de la pandémie, ce qui conduit, selon Poilievre, le pays « droit vers un précipice budgétaire ».

En matière de souveraineté, Poilievre reproche à Carney d’avoir promis de « tenir tête à Donald Trump » et de défendre l’intérêt national, mais de s’être replié face aux hausses tarifaires américaines. Le premier ministre a renoncé à imposer des contre-mesures et à mettre en place une taxe sur les services numériques. Il n’y a toujours pas d’accord commercial, alors que Carney en avait promis un pour l’été.

Concernant le logement et les infrastructures, Carney avait promis de doubler le rythme de construction et de lancer des projets nationaux d’envergure. Or, d’après Poilievre, les mises en chantier sont en baisse, et aucun grand projet de pipeline, de port ou de corridor énergétique n’a été approuvé. « Il a promis des maisons et des projets. Il a livré des excuses et de la paralysie », écrit-il.

Enfin, sur la question de l’intégrité, Poilievre accuse Carney d’avoir trompé les électeurs en affirmant ne détenir que de l’argent liquide et de l’immobilier personnel, alors qu’il possédait en réalité 574 participations boursières, dont dans Amazon, Pfizer, Google et Brookfield Asset Management, l’entreprise dont il était président du conseil. Selon Poilievre, même si ces actifs sont placés dans une fiducie, Carney demeure en situation de conflit d’intérêts.

Pour le chef conservateur, le constat est sans appel : « Carney promet la discipline, mais donne la dette. Il promet la force, mais livre la faiblesse. Il promet l’intégrité, mais cache ses propres intérêts. »

Poilievre conclut en affirmant que les Canadiens méritent mieux qu’un premier ministre « qui ne tient pas parole ».

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