La question peut surprendre. Mais quand on y pense, est-ce que ceux qui se qualifient (ou sont qualifiés) de droite étaient jadis la norme de l’ancienne gauche? Sur les questions de féminisme, de genre, sur la laïcité. Il faut dire que la gauche, c’est comme une course. Il faut toujours courir pour ne pas être dépassé. D’où cette réflexion.
À une époque pas si lointaine, la gauche riait de la religion. Elle avait un mépris pour les curés, mais également pour les autres religions abrahamiques. L’islam en prenait souvent pour son rhume, et les femmes voilées étaient tout simplement dénoncées comme s’ostracisant elles-mêmes avec leur symbole religieux. Mais ça, c’était une autre époque.
Cette gauche était celle des silencieux et des baby-boomers. Ceux qui ont connu la désacralisation du Québec. Mais une nouvelle génération a émergé. Celle du relativisme. Où toutes les religions s’équivalent, où toutes les pratiques, même les plus rigoristes, sont légitimes. Qui sommes-nous pour juger, après tout? Que se disent ces bien-pensants.
Maintenant, le combat contre le rigorisme religieux est le fait de ceux que l’on qualifie de droite. Le Parti Québécois et la CAQ en ont fait leur cause. La gauche actuelle va jusqu’à défendre des prédicateurs islamistes comme Adil Charkaoui au nom de la sacro-sainte liberté de religion.
De même, sur la question des femmes, la droite actuelle est en un sens bien plus sensible aux préoccupations féminines. Comme par exemple, la sécurité. Dans la rue, dans les vestiaires, les compétitions sportives. La gauche postmoderne défend quant à elle l’idée qu’un homme biologique peut être considéré légitimement comme une femme s’il en a le sentiment.
On se demande, au final, qui se préoccupe vraiment des droits des femmes ou des homosexuels. La droite a beaucoup moins ces complexes que la nouvelle gauche de critiquer les dérives religieuses qui menacent la sécurité des minorités sexuelles dans les grandes villes. On l’a vu avec l’expérience malheureuse d’un professeur d’école secondaire, qui avait le malheur d’être gay dans un milieu hostile.
On nous rabâche les oreilles depuis des années sur la soi-disant montée de la droite. Mais se peut-il que le problème soit pris à l’envers? Ce n’est pas tant une montée de la droite, qu’une telle radicalisation de la gauche qu’être une personne normale, modérée dans ses opinions, paraît quasiment être de l’extrémisme au regard de certains.
Vous êtes contre l’heure du conte par des drag-queens dans des écoles? Bah, c’est que vous êtes une personne haineuse d’extrême droite. Si l’on était il y a 30 ans, cela aurait fait à peu près l’unanimité. Personne n’aurait appuyé ça. À part quelques pervers avec de mauvaises arrière-pensées.
Même chose pour mettre en compétition une femme biologique avec un homme durant un match de boxe. Ce n’est pas sans raison s’il existe le sport féminin. C’est que les performances des femmes ne peuvent être jugées de la même façon. Tout simplement parce qu’elles n’ont pas le même corps que les hommes, et la contrainte des règles, inconnue de ceux-ci.
Non, ce n’est pas une montée de la droite. C’est tout simplement qu’être modéré, penser qu’il y a deux sexes, ne pas tolérer l’intolérable dans la pratique religieuse de certains, c’est maintenant considéré par les chroniqueurs bien-pensants de La Presse comme une forme d’extrémisme. Il n’y a rien de surprenant là-dedans. Car nous vivons dans une époque de relativisme moral.
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