Rapport de l’ONU : l’idéologie du genre nuit aux femmes

D’après un article de Michael Higgins publié dans le National Post le 25 juillet 2025

Alors que nombre de pays commencent à remettre en question les excès de l’idéologie woke, le Canada, fidèle à lui-même, persiste à en épouser les dogmes au détriment, selon certains, de la vérité scientifique et des droits fondamentaux des femmes. C’est ce que déplore Michael Higgins dans un article tranchant publié dans le National Post, s’appuyant notamment sur un récent rapport des Nations Unies.

Michael Higgins rapporte que Reem Alsalem, rapporteuse spéciale de l’ONU sur la violence à l’égard des femmes et des filles, a récemment sonné l’alarme devant l’effacement croissant de la catégorie juridique et biologique des femmes. « Je n’aurais jamais imaginé devoir rédiger un rapport pour affirmer que les mots “femmes” et “filles” renvoient à des catégories biologiques et juridiques distinctes », a-t-elle déclaré devant l’assemblée onusienne.

L’auteure du rapport exprime son inquiétude face à une offensive idéologique internationale qui vise à découpler la définition de l’homme et de la femme de leur sexe biologique. Selon elle, cette tendance compromet gravement l’égalité réelle entre les sexes. Higgins cite Alsalem affirmant que « les conséquences de ce mépris flagrant pour la réalité matérielle du sexe ont été dévastatrices », évoquant notamment la fragilisation de la protection des mères, des lesbiennes, et des filles en situation de dysphorie de genre.

Michael Higgins souligne que l’idéologie du genre repose en grande partie sur des stéréotypes sexistes que le féminisme s’efforçait jusqu’ici de déconstruire. Alsalem note en effet que le concept d’« expression de genre » perpétue souvent des normes sur la manière dont une femme devrait s’habiller ou se comporter, renforçant ainsi les clichés au lieu de les combattre.

Le journaliste rapporte aussi les propos de la rapporteuse dénonçant une forme « d’inclusion coercitive », où l’on exige des femmes qu’elles renoncent à leur reconnaissance et leur protection au profit d’une idéologie floue et fluctuante. Cette pression s’accompagne, selon elle, d’une réduction des femmes à leur apparence et à leur habillement, au mépris de la réalité biologique.

Higgins cite plusieurs passages du rapport, notamment l’affirmation que l’effacement du sexe biologique dans les politiques publiques rend plus difficile l’identification et la lutte contre les formes spécifiques d’oppression sexiste. Alsalem rappelle que de nombreuses femmes, scientifiques, médecins, militantes ou simples citoyennes, ont été ostracisées ou menacées pour avoir osé affirmer que le sexe est une réalité biologique et non une construction sociale.

Higgins donne l’exemple de l’infirmière britannique Sandie Peggie, suspendue après avoir protesté contre le comportement d’un médecin transgenre, ou encore celui d’Amy Hamm, chroniqueuse au National Post et infirmière au Canada, licenciée par l’autorité sanitaire de Vancouver en raison de ses opinions critiques sur l’idéologie du genre. Il précise que dans ces cas, ce sont des considérations politiques qui ont primé sur le bien-être des patientes.

Michael Higgins déplore que les femmes soient aujourd’hui sommées de taire leur vécu et leurs revendications pour ne pas heurter les sensibilités de certains groupes militants. Il conclut que si l’ONU permet à Reem Alsalem d’exprimer de telles vérités, d’autres femmes, elles, perdent leur emploi ou font l’objet de campagnes de haine pour avoir dit la même chose. À ses yeux, cela témoigne d’un abandon de la raison et d’une trahison à l’égard de la moitié de l’humanité.

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