Répression contre Feucht, islamistes excusés ; quand l’angélisme québécois nous met en danger

Mandana Javan est une fière Québécoise d’origine iranienne qui milite pour la défense de la laïcité et des droits des femmes de culture musulmane au Québec.

L’administration Plante a exercé une intervention policière dans une église montréalaise, imposant une amende de 2500 $ à l’établissement pour avoir présenté le chanteur chrétien pro-Trump Sean Feucht. Selon la Ville de Montréal, l’artiste irait « à l’encontre des valeurs prônées à Montréal », notamment « l’inclusion et le respect ». Ainsi,
on conclut que « l’accès à l’espace public dépend non plus du respect de la loi, mais de l’adhésion aux valeurs imposées par » l’administration Plante.

Pendant ce temps, et surtout depuis le 7 octobre 2023 les rassemblements et les prières collectives islamistes harcelantes et politisées, faisant appel au Djihâd, à l’intifada, à la haine et à l’antisémitisme se multiplient à Montréal sans la moindre conséquence. Faut-il y voir un simple dysfonctionnement administratif ? Une incohérence ou une incompétence ? Ou bien est-ce le symptôme plus profond d’un “angélisme sélectif à saveur islamowokiste” a la Ville de Montréal ? D’une Ville où l’expression chrétienne est réprimée pendant que l’islamisme s’épanouit en toute impunité ?

À mon humble avis, il devient urgent de réfléchir aux mécanismes idéologiques qui paralysent nos politiciens, nos élus, nos élites et nos penseurs dans ce climat d’autocensure où la vérité, dès qu’elle dérange, devient suspecte.

Cela fait des années que je me pose cette question :

Comment expliquer la paralysie et l’inhibition manifeste des politiciens québécois face à l’entrisme islamiste et à ses efforts concrets d’islamisation du Québec ?

Certes, des raisons électoralistes existent — séduire ou ne pas perdre une partie de l’électorat — et parfois aussi des intérêts personnels : réseaux, alliances, retours d’ascenseur financiers. Mais cela ne suffit pas à tout expliquer.

Le paradoxe est frappant :
Contrairement à la France, le Québec n’a jamais été puissance coloniale. Il a été, et reste à bien des égards, une terre colonisée. Il n’a aucune “dette” envers le monde musulman, aucun traumatisme post-impérial à expier. Il devrait donc, logiquement, être plus libre de dire les choses, de tracer des lignes claires. Et pourtant, c’est tout l’inverse.

Pourquoi cette paralysie ? Ce silence ?

Je crois FERMEMENT que cette inhibition trouve sa racine dans un réflexe culturel profondément ancré, hérité du catholicisme : un besoin compulsif d’être moralement irréprochable. Un réflexe angélique de “pureté morale” qui survit, même vidé de son contenu religieux. Une sorte de moralisme laïque sacrificiel qui veut toujours tendre l’autre joue, qui fuit l’affrontement, qui cherche la rédemption.

« Regardez-moi, je suis angélique. »

Ce réflexe, devenu inconscient, mais toujours omnipresent, structure encore aujourd’hui le rapport québécois au pouvoir, au conflit, à la vérité et à l’argent. Et c’est une posture qui peut être exploitée, manipulée — comme ça a été le cas des colonisateurs britanniques, et aujourd’hui pourrait être exploité par des islamistes.

Je le dis avec certitude : la disposition à la culpabilité est marquante chez de nombreux Québécois. Ce besoin de “porter les fautes du monde” engendre une générosité ostentatoire — qui va parfois jusqu’à sacrifier sa lucidité. C’est ce que j’observe chaque jour chez certains militants pro-palestiniens non musulmans, qui refusent de voir les dynamiques réelles de pouvoir, même quand elles deviennent violentes ou totalitaires.

Ce réflexe sacrifie la vérité au nom d’une posture morale sacrificielle et angélique !

C’est précisément ce que René Girard a théorisé : la structure mimétique et sacrificielle de la culture catholique occidentale. Le passage d’un ordre sacrificiel archaïque à une société où la victime devient sacrée. L’innocence sanctifie. Le sacrifice devient vertu. Et dans ce cadre, celui qui se sacrifie devient “juste”….sans avoir un intérêt la réalité!

Mais dans ce système, la vérité n’a plus de place… ni le raisonnement ni la logique!

J’ai très hâte de vous partager les parallèles en islam — notamment dans le chiisme, où la notion de sacrifice existe aussi, mais avec des finalités différentes, plus politiques et rien d’angélique.

En réalité, ce réflexe sacrificiel catholique, désacralisé, mais toujours actif, explique bien des choses :
→ L’incapacité à poser des limites.
→ L’obsession d’être perçu comme bienveillant.
→ Le refus d’appeler les choses par leur nom.

Et ce réflexe est bien vivant, même chez les plus laïques. Il s’exprime dans les postures de gauche radicale, qui dans certains cas semblent dire :

« Si tu reconnais que je suis angélique, je me laisserai islamiser. »

Dans le monde musulman, ce type de posture ne fonctionne pas. L’islam, né d’un chef de clan, d’un commerçant et d’un guerrier, valorise la stratégie, la force, l’ordre et les rapports de forces et pas la “sainteté angélique”.

Et c’est pourquoi ce dialogue devient asymétrique.

Le multiculturalisme canadien devient alors un théâtre folklore — avec ses rôles ethniques distribués, ses rituels de tolérance performative, ses sacrifices symboliques. Et dans ce théâtre, les islamistes savent parfaitement jouer leur rôle.

Trudeau — père et fils — l’ont bien compris. Le multiculturalisme n’est pas une générosité : c’est un outil de pouvoir. Une stratégie post-nationale. On vend l’idée d’un monde sans conflit, où toutes les folklores cohabitent sans tension — mais à condition de ne jamais nommer les dangers.

Et ce silence, ce refus de dire la vérité, ce besoin maladif de plaire à tout le monde — c’est ça, le vrai problème.

Bernard Landry, en 2002 parlait de “l’enrichissement mutuel” sans jamais dire ce qu’on faisait quand une idéologie refuse cet enrichissement et cherche, au contraire, à dominer.

Ce n’est ni un problème électoral, ni un problème colonial.
C’est un problème mimétique. Un problème religieux. Un problème de réflexe angélique.

Et dans mes prochaines publications, je vous montrerai comment ce “réflexe angélique” collectif devenu inconscient, est utilisé comme levier par les mouvances islamistes — et comment ce qui se présente comme tolérance est, en réalité, une capitulation symbolique….

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