Royaume-Uni : l’assurance-maladie fait la promotion du mariage consanguin au nom des « avantages économiques » et de la « solidarité familiale »

Au Royaume-Uni, une vive controverse secoue le système de santé publique (NHS) après la publication d’un document vantant les prétendus « avantages économiques » et « la solidarité familiale » des mariages entre cousins. Une position qui choque autant les médecins que les observateurs sociaux, tant elle contredit les données médicales établies depuis des décennies sur les risques génétiques liés à la consanguinité.

Selon les informations révélées par le Daily Telegraph, le texte provient du Genomics Education Programme du NHS England. On y présente le mariage entre cousins comme une pratique culturellement bénéfique, favorisant la cohésion familiale et l’entraide économique. Mais cette approche a immédiatement soulevé l’indignation du public et de plusieurs parlementaires, qui y voient une tentative maladroite de ménager certaines sensibilités religieuses ou culturelles au détriment de la santé publique et des valeurs universelles de prudence scientifique.

John Robson, chroniqueur au National Post, revient sur ce scandale dans un texte au vitriol publié le 22 octobre 2025. Il y dénonce ce qu’il appelle « la soumission idéologique » des institutions britanniques à un multiculturalisme devenu dogmatique. Selon lui, cette complaisance envers certaines traditions rétrogrades illustre un point de non-retour dans la dérive morale et intellectuelle des élites occidentales.

Robson rappelle que la condamnation du mariage entre proches parents fut l’un des piliers de la civilisation européenne pendant des siècles. Il cite à ce sujet une étude parue en 2019 dans la revue Science, qui démontre que l’interdiction imposée par l’Église catholique du mariage consanguin a favorisé l’individualisme, la coopération et la confiance entre étrangers, jetant les bases du développement social et économique de l’Occident. « Si vous ne pouviez pas épouser un cousin, vous deviez tisser des liens avec des gens extérieurs à votre clan », résume-t-il.

À l’inverse, ajoute-t-il, le mariage entre cousins entretient un « tribalisme » étouffant, hostile à l’innovation et à la modernité. En choisissant de souligner les soi-disant bienfaits économiques de cette pratique, le NHS, selon Robson, ne fait qu’entretenir une forme de communautarisme clos et réactionnaire. « Même les plus fervents adeptes du relativisme culturel ne peuvent sérieusement prétendre que le Pakistan est une société à haut niveau de confiance », ironise-t-il.

Le chroniqueur souligne aussi que cette vision idéologique n’est pas isolée : plusieurs grandes publications britanniques ont défendu la position du NHS au nom de la diversité culturelle. Le British Medical Journal, par exemple, a parlé d’un texte « factuellement fondé », tandis que The Guardian a qualifié de « préjugée » la proposition d’interdire ce type de mariage. Robson y voit la preuve d’une « capture idéologique » du monde médical et académique par la mouvance DEI (Diversity, Equity and Inclusion), où la peur d’être accusé de racisme paralyse toute réflexion critique.

Mais l’auteur ne sombre pas dans le pessimisme. Il observe qu’un mouvement de résistance populaire commence à émerger au Royaume-Uni. Il cite la décision récente de la police métropolitaine de Londres de ne plus enquêter sur les « incidents haineux non criminels » – ces situations absurdes où des citoyens étaient poursuivis pour des opinions jugées offensantes mais parfaitement légales. Ce recul, explique Robson, a été rendu possible grâce aux vidéos virales montrant des policiers ridiculisés par leur propre excès de zèle.

Pour lui, ce réveil du bon sens rappelle la réappropriation symbolique des drapeaux nationaux par les citoyens – au Canada lors du Convoi de la liberté, ou au Royaume-Uni avec le retour du drapeau de Saint-Georges. « Quand les symboles patriotiques deviennent des objets de honte pour les élites, ils se transforment en emblèmes de liberté pour le peuple », écrit Robson.

Il conclut son texte avec une formule volontairement provocatrice : « L’inceste ? Non merci. » Une manière de rappeler qu’il existe des principes non négociables, et que renoncer à les défendre sous prétexte de tolérance culturelle revient à abandonner le socle même de la civilisation occidentale.

Facebook
Twitter
LinkedIn
Reddit
Email

Les nouvelles à ne pas manquer cette semaine