Sherbrooke : un tabassage de policières qui soulève des questions taboues sur la composition des patrouilles

Un événement violent survenu à Sherbrooke dans la nuit de vendredi a de nouveau mis en lumière une question que plusieurs n’osent pas poser publiquement : la composition des duos de patrouille dans nos corps policiers doit-elle ignorer les différences physiques entre hommes et femmes, même au prix de la sécurité?

Selon ce que rapporte Maxime Deland pour l’Agence QMI, vers 4h15 du matin, deux policières ont procédé à l’interception d’un individu suspect sur la 18e Avenue Nord. L’homme de 33 ans, bien connu des milieux policiers, contrevenait à une ordonnance judiciaire l’obligeant à demeurer chez lui entre 22 h et 7 h. Lorsqu’elles ont tenté de procéder à son arrestation, la situation a dégénéré : l’individu aurait violemment résisté, les frappant et tentant de s’emparer de leur arme de service.

« Le suspect a opposé une résistance violente. Il a frappé les policières et a tenté de s’emparer de leur arme de service. L’intervention a nécessité l’assistance de plusieurs véhicules patrouille afin de maîtriser l’individu », a déclaré le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Benoit Pellerin.

Les deux policières ont subi des blessures sérieuses, bien que leur vie ne soit pas en danger.

Une réalité physique qu’on refuse de regarder en face?

Cet incident aurait pu se terminer en tragédie. Un désarmement partiel ou complet d’un policier est l’un des scénarios les plus dangereux pour la population et les agents eux-mêmes. Or, un élément saute aux yeux : les deux agentes impliquées étaient des femmes. Ce détail, que l’on évite généralement de commenter par crainte d’être taxé de sexisme, est pourtant central à la réflexion.

Comme l’a souligné la page Québec FIER sur les réseaux sociaux à la suite de l’événement : « Les femmes sont significativement moins fortes physiquement que les hommes, tout le monde le sait. […] Dans ce contexte, et compte tenu de la forte augmentation des crimes violents au Québec et au Canada au cours des dernières années, certains croient qu’on ne devrait pas laisser deux femmes seules patrouiller ensemble. »

Ce commentaire, jugé « politiquement incorrect », rejoint pourtant une inquiétude grandissante sur le terrain. La force physique, la capacité de maitriser un suspect en furie, de résister à une tentative de désarmement ou de protéger un civil dans une situation d’urgence sont des attributs essentiels au métier de patrouilleur. Dans les faits, les duos mixtes ou masculins offrent souvent une plus grande capacité d’intervention dans les cas extrêmes. Refuser d’en discuter sous prétexte d’égalité abstraite peut coûter cher.

Baisser les critères physiques : la fausse égalité

Depuis plusieurs années, des services de police à travers le Canada ont abaissé les standards physiques pour favoriser une plus grande représentativité féminine ou pour respecter des quotas. Cette politique de discrimination positive, bien qu’animée de bonnes intentions, a des conséquences bien concrètes.

Ce n’est pas faire preuve de sexisme que de constater qu’une femme moyenne n’a pas la même masse musculaire, la même force ou la même résistance physique qu’un homme moyen. Si certaines femmes dépassent ce seuil – et elles méritent le respect – ce n’est pas le cas statistiquement général. En abaissant les critères pour atteindre une parité de façade, on crée artificiellement des conditions de vulnérabilité sur le terrain. Les victimes ne sont pas seulement les policières envoyées en première ligne sans appui adéquat, mais aussi les citoyens qu’elles doivent protéger.

Un débat nécessaire pour la sécurité publique

La hausse des crimes violents au Québec, l’explosion du nombre de récidivistes dangereux et le laxisme judiciaire combiné à des politiques de quotas idéologiques dans la fonction publique constituent une tempête parfaite. Si nos patrouilles ne sont plus en mesure d’assurer une réponse physique adéquate à des situations comme celle de Sherbrooke, ce sont les fondements mêmes de notre sécurité publique qui sont menacés.

Il ne s’agit pas ici de nier la compétence, le courage ou le professionnalisme des policières – les deux agentes impliquées dans cette affaire ont fait preuve d’un courage exemplaire. Mais le courage ne remplace pas toujours les conditions physiques nécessaires à une intervention sécuritaire. Les autorités doivent sérieusement envisager la pertinence d’envoyer en patrouille des duos entièrement féminins dans des quartiers ou des plages horaires à haut risque, sans appui masculin ou renfort immédiat.

Les services de police doivent aussi revoir leurs critères d’embauche, non pas pour exclure des femmes compétentes, mais pour s’assurer que les standards opérationnels soient maintenus, peu importe le sexe de l’agent. L’égalité ne doit jamais signifier la mise en danger.

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