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Tourisme au Québec en 2020 : coupez le ministère du Tourisme !

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En ce qui concerne le Tourisme au Québec en 2020, COVID-19 oblige, les frontières étant fermées, les vacances doivent se passer au Québec ou bien vous restez chez vous.
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En ce qui concerne le Tourisme au Québec en 2020, COVID-19 oblige, les frontières étant fermées, les vacances doivent se passer au Québec ou bien vous restez chez vous.

Défi numéro un : se rendre dans une région touristique

Sans parler du prix de l’essence, au risque de le répéter, nos routes sont merdiques, pathétiques et dangereuses ! Une vraie honte encore en 2020. Pour toute personne possédant un véhicule de camping, une tente-roulotte ou un gros VR, plusieurs routes sont à peine carrossables. Et je parle de régions touristiques comme la Beauce, Lac-Mégantic, Sherbrooke-Magog, Charlevoix. Ou toute autre « village-relais » : c’est une belle dénomination, mais aucunement invitante dans la réalité.

Des petites routes rétrécies des années soixante patchées qui traversent des villages, du slalom obligé sur plusieurs sections, des travaux qui s’étirent, etc. Ce qui occasionne des affaiblissements de structures ou même brise les VR ; on en voit parfois des morceaux sur le bord de ces routes maganées.

Haltes touristiques

Tous les voyageurs hors Québec le savent, il y a plusieurs « rest areas », « service areas » ou de simples haltes avec points de vue faciles d’accès pas seulement pour une voiture, mais aussi un véhicule tractant un VR, tente-roulotte ou plus gros, avec annonce d’avance.

Au Québec, j’ai vu plusieurs haltes touristiques municipales ; je n’ai pas pu arrêter dans aucune de celles que j’ai vues, soit parce qu’annoncée trop juste ou mal indiqué, mais la plupart du temps aucunement accessible avec un véhicule et une roulotte. L’espace est trop restreint soit pour y entrer soit pour virer de bord.

Quant aux haltes routières du Québec, à part la nouvelle de l’autoroute 50, secteur Sherbrooke, ça fait seulement 25 ans qu’on en parle : avec la COVID, aucun service de nourriture en plus[1].

Campings au Québec et COVID

Après une première semaine passée dans un excellent camping récent, j’ai annulé le deuxième rendu sur place : le terrain était inadéquat pour nous, je ne pouvais y entrer et même si j’avais pu, l’espace était restreint. Un vieux camping qui n’a pas suivi le développement de la croissance des véhicules sauf pour les saisonniers. Le nombre d’emplacements n’a pas bougé depuis des années ; avec une route cabossée pour s’y rendre. Il est clair que l’achalandage de cette année n’était pas prévu pour cette industrie touristique ; la masse de Québécois ayant eu à réserver le camping a dépassé l’offre, plusieurs campings désuets n’ayant pas grossi au fil des ans ainsi qu’un manque de modernisation des infrastructures.

Et les règlements de la COVID qui se sont ajoutés samedi le 18 : masque obligatoire pour aller aux toilettes, au casse-croûte, aire commune, etc. Et un employé du camping précédent qui nous a mentionné des avertissements de la part d’inspecteurs de surveillance par photos aériennes via un drone. La file d’attente dehors pour s’enregistrer malgré la pluie. Ou encore des citoyens qui ont porté plainte à la police pour la distanciation qui n’était pas à leurs goûts sur plus d’un camping ; si vous avez trop peur de rencontrer des gens qui seraient porteurs du virus, restez donc chez vous !

Des millions dépensés en vain

Alors que les frontières sont fermées, il y avait une occasion de découvrir les coins du Québec. Or, le Québec n’était pas prêt. Malgré les millions dépensés par le ministère du Tourisme au fil des ans, dont cent-soixante millions pour le budget actuel, comprenant des petites pancartes de « villages relais » ou autres, l’essentiel a été négligé : les routes pour découvrir le Québec et les différentes infrastructures d’accueil requises pour recevoir plusieurs touristes et leurs véhicules. Il sera possible d’attirer les gens une fois, mais ils n’y reviendront pas. Devoir se stationner dans la rue principale du village qui est aussi la même route qui sert au transport de bois par les camions lourds n’est pas évident.

Il faut prendre une partie de l’argent du ministère du Tourisme et l’envoyer aux infrastructures routières et d’accueil, voir plus globalement notre offre : les infrastructures d’accueils incluant des routes potables et autres comme des accès aux plans d’eau doivent faire partie de ce que nous offrons aux touristes.

Et revoir notre modèle ; il manque toujours une vraie offre alimentaire locale aux touristes aussi dans nos haltes comme cela se fait ailleurs. Pourquoi est-ce si compliqué au Québec ? À quoi sert vraiment le ministère du Tourisme ? Donnez plus de crédits d’impôt à la place aux entreprises touristiques locales.

Si les infrastructures se modernisent avec de bonnes infrastructures, nous récupèrerons peut-être le tourisme après la période du COVID qui ajoute un boulet énorme et entraînera la fermeture de plusieurs commerces cette année.

L’Ontario demeure disponible et les É.-U. le seront éventuellement.


[1] COVID-19 : de nouvelles mesures dans les haltes routières

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