«Tourisme criminel» : Ottawa tire la sonnette d’alarme sur des réseaux de vols transnationaux ciblant le Canada

Depuis quelques années, les services policiers canadiens observent une mutation préoccupante de la criminalité organisée : l’essor de réseaux ultramobiles, structurés à l’international, qui se déplacent de pays en pays pour commettre des cambriolages ciblés avant de disparaître aussi vite qu’ils sont arrivés. Longtemps perçus comme des phénomènes périphériques, ces groupes sont aujourd’hui bien implantés au Canada et multiplient les opérations éclairs d’un bout à l’autre du pays. Ottawa confirme désormais que la capitale n’échappe pas à cette tendance, et que ces équipes spécialisées visent particulièrement les résidences situées en lisière de parcs ou d’espaces verts.

Selon la journaliste Rachel Morgan, qui rapporte ces informations pour CityNews dans un article publié le 7 décembre 2025, le Service de police d’Ottawa (OPS) met officiellement en garde la population contre la présence de South American Theft Groups (SATGs), des réseaux criminels structurés à l’étranger et actifs temporairement au Canada.

Une criminalité hautement organisée, confirmée par plusieurs corps policiers

D’après les informations rapportées par Rachel Morgan pour CityNews, l’OPS affirme que divers services policiers au pays ont confirmé l’activité de ces groupes transnationaux. Les SATGs entrent légalement au Canada pour de courts séjours, durant lesquels ils ciblent des résidences ou des commerces afin de commettre des vols à forte valeur. L’OPS précise dans son communiqué — tel que relayé par CityNews — que ces équipes ont été repérées en Ontario, au Québec, en Colombie-Britannique et en Alberta.

Les enquêtes en cours montrent que des vagues de cambriolages survenues à Ottawa, dans la région du Grand Toronto, à Montréal, Vancouver et Calgary présentent des caractéristiques propres à ces opérations, reliant de multiples incidents entre eux. Le reportage de CityNews souligne ainsi que plusieurs arrestations récentes permettent de mieux documenter l’ampleur du phénomène.

Des cibles précises et un mode opératoire qui minimise les risques

Toujours selon CityNews, les SATGs se concentrent sur des biens faciles à transporter et à revendre rapidement : bijoux, montres de luxe, argent comptant, articles de créateurs, accessoires haut de gamme ou petits coffres-forts. Les objets sont ensuite expédiés à l’étranger ou écoulés rapidement sur des marchés parallèles.

L’OPS indique également que les résidences situées à proximité directe de zones boisées, de parcs ou de segments isolés de la ceinture verte sont plus vulnérables. Ces configurations offrent des voies de repli discrètes et réduisent les risques de détection.

Des conseils de prévention issus du communiqué policier

Comme le rapporte Rachel Morgan, l’OPS recommande aux citoyens de redoubler de vigilance. Les conseils incluent :

  • verrouiller systématiquement toutes les portes et fenêtres ;
  • utiliser des systèmes d’alarme ;
  • installer de l’éclairage à détecteur de mouvement ;
  • privilégier les sonnette-caméras lorsqu’il est possible de le faire ;
  • demander à un voisin de confiance de surveiller la propriété lors d’absences prolongées.

Ces mesures, insiste l’OPS, permettent souvent de décourager les opérations opportunistes ou d’enregistrer des éléments utiles à une enquête.

Une surveillance accrue en collaboration avec d’autres agences

CityNews rapporte que le corps policier ottavien travaille en collaboration avec ses partenaires provinciaux, fédéraux et internationaux pour suivre les déplacements de ces réseaux et comprendre leurs méthodes. La coordination inter-agences est jugée essentielle, compte tenu de la nature éphémère et transfrontalière de ces groupes spécialisés.

L’OPS invite également la population à signaler toute activité suspecte en communiquant avec l’Unité des signalements au 613-236-1222, poste 7300.

Facebook
Twitter
LinkedIn
Reddit
Email

Les nouvelles à ne pas manquer cette semaine