Travail forcé, contamination toxique, pédocriminalité : le revers des plateformes chinoises à rabais

Impossible de ne pas connaître Shein et Temu en 2025. Ces plateformes paient des fortunes en publicité, allant jusqu’à ouvrir de grands magasins à Paris et à s’offrir des publicités durant le Super Bowl. Or, ces compagnies ne sont pas aussi innocentes qu’elles voudraient le laisser croire. Travail forcé, pédopornographie, qualité médiocre des produits : ces entreprises venues de l’Empire du Milieu exploitent nos plus bas instincts, collectent nos données et rendent un bien mauvais service à nos concitoyens.

Un vêtement acheté sur Shein a une durée de vie moyenne de 7 à 8 utilisations. Imaginez la quantité de déchets produits chaque année. Disons qu’une personne achète une vingtaine de morceaux par an, et qu’ils finissent tous à la poubelle : cela en dit long sur le gâchis monumental engendré par ces marques du « prêt-à-jeter ». Entre 20 et 30 millions de Français utilisent ces sites, et l’on peut raisonnablement penser que la proportion est similaire au Canada et aux États-Unis.

Ce ne sont pas seulement les vêtements de Shein qui posent problème : les objets du quotidien achetés sur Temu sont eux aussi d’une qualité médiocre. Selon des tests effectués en laboratoire, la vaste majorité des jouets et bijoux achetés sur ce site sont contaminés par des métaux lourds, dépassant de très loin les normes maximales pour le plomb et le cadmium, notamment.

Mais le plus troublant ne se trouve peut-être pas dans les objets du quotidien : on a découvert que ces sites vendaient des poupées sexuelles ultraréalistes représentant de jeunes enfants. Des collections entières ont été retrouvées chez des pédocriminels arrêtés en France. Et si Shein et Temu affirment avoir retiré ces produits de leurs plateformes, une association de défense des droits de l’enfant a constaté, grâce à un VPN, qu’ils étaient toujours disponibles librement au Chili ou au Royaume-Uni.

Tout cela amène une question : quel intérêt y a-t-il à acheter sur ces sites ? Les objets sont de très mauvaise qualité, dangereux, parfois même inutilisables. Feriez-vous confiance à un chargeur de téléphone vendu 1 $ sur Temu, compte tenu des risques de surchauffe ? L’homme moderne est ce qu’il est : il souhaite étancher sa soif de consommation à n’importe quel prix, peu importe le coût humain, politique ou environnemental.

En Chine, les travailleurs du textile œuvrent jusqu’à 16 heures par jour, avec un seul jour de congé par mois. La plupart n’ont aucun avantage social, car ces entreprises les emploient au noir dans des ateliers difficiles à retracer. Si un chandail coûte 3 $, c’est qu’il y a forcément un problème quelque part : soit il a été fabriqué par une main-d’œuvre exploitée, soit il est contaminé par des teintures toxiques. Ou les deux.

Enfin, ces sites collectent nos données. On autorise leurs applications à accéder au contenu de nos appareils : numéros de téléphone, géolocalisation, données bancaires sensibles, dossiers médicaux, voire photos personnelles. Souhaitez-vous vraiment donner un accès exclusif au gouvernement chinois à l’ensemble de votre vie ? La question se pose, surtout dans un contexte de guerre froide technologique avec le régime du Parti communiste, qui vise à dominer le monde d’ici 2049, soit le centenaire de la fondation de la République populaire par Mao Zedong.

Facebook
Twitter
LinkedIn
Reddit
Email

Les nouvelles à ne pas manquer cette semaine