Un nouveau rapport sur les « décès inattendus » révèle le coût de la censure à l’ère du Covid

Benjamin Klassen est coordonnateur de la recherche et de l’éducation au Centre juridique pour les libertés constitutionnelles. Il est l’un des auteurs du nouveau rapport présenté dans cet article : Post-Covid Canada: The Rise in Unexpected Deaths.

L’époque du Covid a servi de test pour la liberté d’expression. Face à ce qui était qualifié de « désinformation », des politiciens canadiens, des responsables de santé publique, des collèges des médecins et chirurgiens, d’autres organismes professionnels de réglementation ainsi que de nombreux citoyens ordinaires ont montré leur véritable position à l’égard de la liberté d’expression.

De nombreux médecins, infirmières, statisticiens et autres professionnels qui ont osé remettre en question le récit officiel sur la pandémie ont été réduits au silence, censurés et menacés de perdre leur droit de pratique s’ils s’écartaient de la ligne dominante.

Or, les statistiques canadiennes sur la mortalité révèlent des vérités dérangeantes : les gouvernements ont considérablement exagéré la dangerosité du Covid, les confinements ont coûté la vie à de nombreux Canadiens, et les décès ont atteint de nouveaux sommets après que la majorité de la population ait été déclarée « pleinement vaccinée ».

Dans un nouveau rapport, Post-Covid Canada: The Rise in Unexpected Deaths, le Centre juridique pour les libertés constitutionnelles analyse les statistiques de mortalité par âge et par cause de décès, pendant et après la pandémie. Le document s’appuie sur les données de Statistique Canada et distingue les causes précises, montrant : comment les chiffres de cas et de décès Covid ont été exagérés ; quelles causes de décès ont augmenté en raison des politiques publiques (confinements et obligations vaccinales) ; et comment les décès inattendus restent élevés jusqu’aux dernières données disponibles de 2024.

En utilisant les propres données du gouvernement, l’analyse confirme trois grandes préoccupations soulevées par des experts, souvent au risque de leur carrière.

Premièrement, les autorités de santé ont largement surestimé les décès attribués au Covid, en utilisant la nouvelle définition très large de l’Organisation mondiale de la santé (avril 2020). Un décès pouvait être classé « Covid » dès lors que le virus était « présumé avoir causé ou contribué au décès » ou qu’il s’agissait d’une « maladie cliniquement compatible ». En clair, des patients atteints d’un cancer en phase terminale pouvaient être répertoriés comme morts du Covid s’ils avaient un test positif au moment du décès.

Sans surprise, les chiffres officiels montrent un effondrement anormal du nombre de décès attribués à la démence, à Parkinson et à d’autres maladies respiratoires : 13 500 décès de moins que prévu en 2020 et 2021 selon les tendances passées. La grippe, qui cause habituellement des centaines de morts chaque année, n’aurait fait que moins de 20 victimes en 2021. Ces « déficits » laissent fortement croire à une sur-attribution des décès au Covid.

Deuxièmement, les confinements ont eux-mêmes contribué à la hausse des décès inattendus au Canada. En 2020 et 2021, on recense 6 700 morts supplémentaires liées à l’alcool, aux surdoses, au diabète et à l’hypertension — toutes aggravées par l’isolement, l’anxiété et l’inactivité causés par les restrictions. À cela s’ajoute un nombre encore inconnu de Canadiens décédés faute de chirurgies pratiquées ou de diagnostics précoces de cancers et autres maladies.

Troisièmement, les décès inattendus ont atteint leur sommet en 2022 (31 370), après que la plupart des Canadiens aient été « pleinement vaccinés » fin 2021 et que la majorité des confinements aient été levés à la mi-2022. Ces décès sont restés à un niveau comparable en 2023 (13 960) à ceux de 2020 (14 950) et 2021 (13 510). Les données préliminaires indiquent que 2024 suit la même tendance élevée. De même, les décès officiellement attribués au Covid sont passés d’une moyenne de 15 200 (2020-2021) à 19 900 en 2022, après la vaccination massive, et sont restés encore élevés en 2023 (8 000). Comment, dès lors, les vaccins ont-ils pu « sauver des millions de vies » comme promis ?

Les vaccins eux-mêmes sont associés à une hausse des décès liés aux maladies du système nerveux (notamment chez les jeunes), aux chutes chez les aînés, aux problèmes digestifs et aux maladies cardiaques. Rien qu’en 2022, jusqu’à 4 000 décès inattendus supplémentaires proviendraient de ces causes.

En plus de cette surmortalité, beaucoup de décès restent classés comme « cause inconnue », surtout chez les moins de 45 ans. En 2022, environ 15 % (2 640 sur 17 780) des décès dans ce groupe d’âge demeurent non spécifiés, coïncidant avec une inquiétante augmentation des « morts mystérieuses ».

Pourtant, les responsables politiques et sanitaires paraissent étrangement indifférents, refusant toujours d’aborder la question. Ferment-ils volontairement les yeux ? Comment expliquer, par exemple, l’écart entre les 488 décès signalés par des médecins comme « événement indésirable post-vaccination » jusqu’en janvier 2024, et les autorités de santé publique qui n’en ont reconnu que quatre comme liés au vaccin Covid ?

En résumé, alors que les voix dissidentes étaient réduites au silence au nom de la « science », les données de Statistique Canada montrent clairement que le récit officiel des politiciens, des autorités de santé et des grands médias était erroné.

Des professionnels comme la Dre Kulvinder Kaur Gill, le Dr Mark Trozzi et Denis Rancourt avaient pourtant exprimé des inquiétudes légitimes, appuyées sur de véritables données, qui contredisaient la « science établie ».

Beaucoup ont oublié que la « science établie » peut se tromper lourdement. L’histoire le démontre : on a longtemps affirmé que le soleil tournait autour d’une Terre plate, que les médecins n’avaient pas besoin de se laver les mains avant un accouchement, ou encore que la thalidomide était sans danger pour les femmes enceintes.

Rappelons aussi que les masques étaient présentés comme infaillibles, que les confinements étaient « prouvés » efficaces contre la transmission, et que les vaccins Covid empêchaient soi-disant l’infection. Toutes ces affirmations s’appuyaient sur une « science établie ».

La liberté d’expression compte, non pas pour protéger le consensus, mais précisément pour le contester. Elle importe parce que la vérité importe, et que la santé publique importe.

Si les politiciens et autorités médicales canadiennes avaient écouté les experts « controversés » — ou au minimum évité de les censurer — de nombreuses vies auraient pu être épargnées. Les confinements et obligations vaccinales les plus néfastes auraient pu être évités, et les Canadiens auraient pu prendre des décisions médicales plus éclairées.

Ce rapport constitue un avertissement crucial, porteur de leçons importantes. Les statistiques de mortalité crient une vérité que seuls ceux qui se bouchent volontairement les oreilles peuvent ignorer : le prix du silence face à la vérité se mesure souvent en vies humaines.

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