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Un printemps sous la menace d’un coronavirus

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Printemps

Il y a quelques semaines, nous étions au Mexique pour nos vacances annuelles. Nous attendions le nouveau printemps sous le soleil sans toutefois nous douter de ce que nous réservait l’avenir. Jamais nous n’aurions imaginé un tel scénario dramatique. Le printemps est en effet arrivé, mais les terrasses et les restos sont vides. Le soleil brille dans le ciel, mais peu de gens sont dans les rues pour en profiter. 

La vie a basculé en 48 heures et nous voici dans ce printemps tant attendu, mais qui passera à l’histoire. Nous n’avions pas besoin d’un autre 11 septembre. Nous n’avions pas besoin d’un souvenir si pénible. Le printemps doit être la fin de l’hiver, le sourire aux lèvres et l’arrivée des jolies filles qui nous découvrent leurs charmes et qui mettent au rancart bottes d’hiver et manteaux longs. Le printemps, c’est la promesse d’une nouvelle vie, d’un nouveau souffle et de nouvelles aventures. Cette année, il nous oblige au confinement. Il nous impose, à tous et à toutes, un isolement douloureux et un stress non souhaité. Le printemps, c’est le début de l’espoir, c’est l’eau d’érable qui coule et qui rassemble des familles et amis autour d’une table calorique et festive. Mais cette année, l’eau coule sans témoins, sans réjouissances et sans invités. Le bruit entourant la fête est étouffé par la crainte. Les oiseaux ont compris et ils tardent à revenir dans ces circonstances. 

Le printemps est le préambule à l’été. Les journées se réchauffent. Les coureurs et les marcheurs sont partout dans les rues, les sentiers et les promenades. Les tenanciers de bars sont à la recherche d’employés et se préparent fébrilement pour les festivités qui s’annoncent. Les groupes s’organisent, les réunions en plein air se préparent et les festivals peaufinent leurs activités. Mais ce printemps-ci, c’est le calme plat et le désert en ville. Nous sommes confinés dans nos demeures et nos appartements, tels des hommes des cavernes qui craignent les prédateurs. Nous vivons isolés dans la crainte de voir mourir le feu si durement allumé. 

C’est un printemps triste qui passera à l’histoire avec des histoires tristes et funestes pour certains. C’est un printemps qui tarde à nous donner espoir. C’est un printemps sans besoin de pneus d’été, car nous n’en éprouvons pas le besoin. C’est une saison sans courses folles aux nouveaux vêtements qui n’ont pas leur place, car le besoin de changement n’y est pas. C’est un printemps sans l’effervescence des constructeurs des voitures neuves, car l’avenir est trop incertain pour en créer le besoin. Hier par un beau soleil du printemps, j’ai enlevé les décorations de Noël qui ornaient mon balcon. C’était ma sortie de la semaine. J’ai eu une discussion bien lointaine avec mes voisins qui déposaient leurs poubelles sur le coin de la rue. Cela a été une courte discussion sur leurs états d’âme, puis nous sommes rentrés seuls et confus. 

En terminant, le printemps 2020 sera sans âme et avec peu d’espoir du soleil qui semblera inutile dans les circonstances. J’ai toujours aimé le printemps avec ces journées qui allongent et les rayons de soleil qui nous chauffe et nous réconforte. C’est un printemps qui ramène les « snow birds » à la maison. La vie qui reprend sa place et une population qui se réchauffe et se réconforte. Mais, ce printemps se passe dans l’isolement presque total. Le soleil n’a pas toute l’importance que nous lui donnions les hivers passés. Je ne vois plus d’enfant se promener avec leurs nouveaux vélos ou courir avec leurs nouveaux souliers. Ce sera une période couverte de masques bleus et de gants de latex. C’est un printemps caché par la grisaille, une brume couvre l’espoir et des fenêtres qui restent fermés, car le virus pourrait entrer. Nous n’aurons aucun effort à faire pour nous rappeler du printemps 2020.

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