D’après un article d’Alexander Hall publié sur Fox News le 10 juillet 2025
Une déclaration d’une porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Camille Habel, a provoqué une vive controverse cette semaine, après qu’elle ait suggéré qu’un retour soudain aux « valeurs traditionnelles » pourrait constituer un signe de radicalisation vers l’extrémisme.
Alexander Hall rapporte que cette affirmation a été faite dans le cadre d’une entrevue de Camille Habel avec CBC, à propos de l’arrestation de quatre Québécois accusés d’être impliqués dans une tentative de créer une milice et de prise de terres. Deux des suspects seraient membres actifs des Forces armées canadiennes. Selon CTV News, trois personnes ont été accusées d’avoir « pris des mesures concrètes pour faciliter une activité terroriste », et deux autres ont été inculpées pour des infractions liées à la possession d’armes.
Au cours de l’entrevue, Camille Habel explique que « la radicalisation se manifeste souvent par des gens qui s’isolent et changent de comportement, comme ce qu’ils disent sur certains sujets, devenant plus extrêmes. » Elle poursuit : « Si quelqu’un que vous connaissez croyait en l’égalité des sexes mais se met soudainement à adhérer à des valeurs plus traditionnelles, cela pourrait être un signe qu’il devient plus extrémiste. »
Alexander Hall souligne que cette déclaration a immédiatement déclenché un tollé, notamment sur les réseaux sociaux, où plusieurs critiques y ont vu une stigmatisation de la pensée conservatrice. Face à la controverse, la GRC a rapidement tenté de rectifier le tir par voie de communiqué : « La GRC ne suggère aucunement que l’adhésion aux valeurs traditionnelles rend une personne radicale ou extrémiste », précise-t-elle. « C’est plutôt l’évolution soudaine des comportements, des croyances ou des objectifs, combinée à la tolérance ou à l’usage de la violence pour atteindre ces objectifs, qui peuvent indiquer un virage vers l’extrémisme. »
Comme l’indique Alexander Hall, cette affaire intervient dans un contexte où les institutions publiques canadiennes sont de plus en plus critiquées pour une politisation perçue de leur mandat sécuritaire. La déclaration de Camille Habel, bien qu’atténuée par la suite, relance les débats sur les limites de la vigilance en matière de sécurité et sur les risques de marginalisation idéologique.



