Un scandale secoue la petite communauté de Picton, en Ontario. Comme le rapporte Chris Knight dans le National Post, la Police provinciale de l’Ontario (OPP) enquête sur une affaire où une gérante de Tim Hortons aurait offert entre 15 000 et 20 000 dollars à une employée de 17 ans afin qu’elle épouse son frère de 25 ans, dans le but de lui faire obtenir la résidence permanente au Canada.
Selon les détails cités par Chris Knight, l’oncle de la victime présumée, Matt Monroe, a dénoncé la situation sur Facebook en affirmant que sa nièce avait été « harcelée » malgré ses refus répétés, l’âge légal et les risques évidents liés à une telle proposition. L’adolescente a depuis quitté son emploi.
Du côté de la chaîne, l’équipe des relations médias de Tim Hortons a confirmé que la gérante impliquée avait été congédiée dès que la situation a été portée à l’attention du propriétaire franchisé, jugeant les faits « totalement inacceptables ».
L’OPP a confirmé au National Post qu’une enquête officielle pour fraude matrimoniale a été ouverte le 9 septembre 2025, et que l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a été informée. Cependant, l’ASFC a refusé de commenter afin de préserver l’intégrité de l’enquête.
Des captures d’écran de messages, partagées par la famille, semblent appuyer les allégations. Dans ces échanges, la gérante demande directement à l’adolescente si elle « veut un copain indien », puis insiste en expliquant que son frère a besoin d’un mariage pour obtenir la résidence permanente, en proposant une rémunération allant jusqu’à 20 000 $.
Cette affaire a pris une ampleur nationale après avoir été relayée sur les réseaux sociaux, notamment par la députée conservatrice Michelle Rempel Garner. Une vidéo diffusée par Rebel News montre par ailleurs deux agents de l’OPP dans le Tim Hortons, alors qu’ils précisent qu’une journaliste indépendante avait le droit d’y filmer.
En vertu du Code criminel, un mariage simulé est illégal au Canada et passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans. En outre, la loi ontarienne impose qu’un mineur de 16 ou 17 ans ait le consentement de ses parents ou une ordonnance judiciaire pour pouvoir se marier.
L’affaire soulève de sérieuses questions sur la vulnérabilité des jeunes employés et sur les pressions que certains pourraient subir dans des contextes d’abus de pouvoir.



