Prisha Mosley, écrivant dans Fox News, raconte avec force détails le témoignage qu’elle a livré devant la Federal Trade Commission (FTC) au sujet de ce qu’elle décrit comme des abus médicaux liés aux procédures de transition de genre. L’auteure explique avoir été induite en erreur par des médecins dès l’adolescence, alors qu’on lui affirmait qu’il était possible de « changer de sexe » à travers des bloqueurs de puberté, des hormones croisées et des chirurgies.
Selon Mosley, ces affirmations constituaient une tromperie grave. Elle rappelle que la FTC est chargée de lutter contre les « pratiques commerciales injustes et trompeuses » et soutient que ce qu’elle a vécu illustre parfaitement ces dérives. L’organisme fédéral, après avoir entendu des témoignages similaires, a d’ailleurs lancé un appel à commentaires auprès des personnes s’estimant lésées par ce type de soins.
Dans son récit, Mosley revient sur les lourdes séquelles physiques et psychologiques qu’elle attribue à ces interventions médicales. À 17 ans, elle a été placée sous testostérone à des doses élevées, ce qui, selon elle, a entraîné des dommages endocriniens persistants : atrophie vaginale, douleurs chroniques, dysfonction sexuelle et altération de sa voix, qui l’empêche désormais de chanter.
Elle explique également que la prise de testostérone a bloqué le développement naturel de son bassin, rendant la grossesse difficile et entraînant une césarienne obligatoire pour son accouchement. Par ailleurs, elle décrit une double mastectomie qu’elle qualifie de « bâclée » : ses mamelons ont été sectionnés puis recousus de manière incorrecte, ce qui l’a privée de la possibilité d’allaiter et lui a causé des douleurs intenses après son accouchement, lorsque son lait s’est accumulé sans pouvoir être libéré.
Mosley insiste sur le fait que ces procédures ont été validées malgré son historique médical lourd. Diagnostiquée dans l’enfance avec de l’anorexie, un trouble obsessionnel compulsif, des idées suicidaires et une dépression, elle estime absurde qu’on ait cru que des interventions chimiques et chirurgicales irréversibles puissent améliorer sa santé mentale.
L’auteure dénonce également les intérêts financiers du système médical. Elle affirme que les hôpitaux et les compagnies pharmaceutiques tirent profit à double titre : d’abord en facturant les traitements hormonaux et chirurgicaux, puis en facturant à vie la gestion des effets secondaires provoqués par ces mêmes traitements. Elle qualifie ce modèle de véritable « industrie du genre », qui détruirait des corps tout en générant des revenus considérables.
Aujourd’hui, Mosley appelle les Américains ayant subi des préjudices semblables à se manifester auprès de la FTC afin que ces pratiques soient examinées et encadrées. Elle conclut en affirmant qu’il est mensonger de qualifier ces interventions de « soins » et que les médecins responsables ne devraient pas être autorisés à continuer de cette manière.



