Amy Hamm s’attaque à la couverture que CBC a consacrée à l’arrivée du parcours immersif « Harry Potter Forbidden Forest Experience », prévu cet automne à Stanley Park, Vancouver. Elle estime que le diffuseur public a transformé la protestation de deux conseillers municipaux en « controverse nationale » visant indirectement J.K. Rowling.
Selon la chroniqueuse, CBC a mis l’accent sur les critiques adressées à l’écrivaine en raison de ses positions sur la question du genre, tout en évitant soigneusement de donner la parole à ceux qui défendent son engagement en faveur des droits des femmes. L’exemple cité le plus frappant est celui de la conseillère Lucy Maloney, affirmant que « les actions de J.K. Rowling contre la communauté trans sont si flagrantes qu’il faut reconsidérer notre position ». Or, rien dans l’article ne vient préciser quelles seraient ces actions.
La tribune rappelle plutôt les multiples initiatives philanthropiques de Rowling, notamment la fondation Beira’s Place, un refuge pour femmes victimes de violences, et Lumos, une organisation venant en aide aux enfants vulnérables. À l’inverse, CBC a jugé pertinent de lier l’affaire à une publication ironique de l’écrivaine sur X, où elle célébrait une décision de la Cour suprême britannique réaffirmant que le mot « femme » doit se définir par le sexe biologique.
Pour l’auteure de la critique, ce traitement reflète un biais éditorial de longue date. CBC, dit-elle, tend à présenter toute interrogation sur l’idéologie transgenre comme une menace ou une forme d’hostilité, plutôt que comme un débat légitime. Les inquiétudes liées à la médicalisation des jeunes, comme l’usage de bloqueurs de puberté, seraient systématiquement minimisées et réduites à de la « rhétorique négative ».
Un autre point dénoncé est l’affirmation selon laquelle Rowling aurait financé des causes judiciaires contestant « la définition du genre » en Écosse. Une présentation trompeuse, insiste-t-elle, puisque l’objectif de Rowling et de ses alliées serait de défendre la définition légale du sexe, condition essentielle pour garantir des droits réservés aux femmes.
La conclusion est sans appel : si CBC n’est pas en mesure de traiter honnêtement des débats sur le genre, elle ne peut pas non plus être digne de confiance lorsqu’il s’agit d’un simple événement culturel familial comme une promenade inspirée de l’univers de Harry Potter.



