Violence à Berkeley : quand la gauche radicale attaque la liberté d’expression

Moins de deux mois après l’assassinat tragique de Charlie Kirk, l’événement de clôture de la tournée « American Comeback Tour » de Turning Point USA (TPUSA), l’association conservatrice cofondée par le défunt, devait être une manifestation du droit fondamental à la liberté d’expression. Mais le lundi 10 novembre 2025, le campus de l’université de Berkeley, en Californie, fut plutôt le théâtre d’une scène choquante, avec militants gauchistes masqués, bombes fumigènes, jets de peinture, agression physique et interpellation fédérale, brisant le mythe d’un campus modéré et respectueux de la diversité d’opinions. Ces contre-manifestants préfèrent visiblement perturber un événement et intimider ses participants que de prendre part au débat.

Près de 900 participants ont bravé les barricades policières et l’accueil des contre-manifestants pour écouter l’acteur et humoriste Rob Schneider ainsi que d’autres orateurs défendre l’humour libre et le débat ouvert. L’événement TPUSA comprenait un mélange de discours et de sessions interactives, avec des périodes de questions-réponses ouvertes au public, fidèle à l’esprit « Prove Me Wrong » (Prouvez-moi que j’ai tort) permettant des échanges directs sur des thèmes comme la liberté d’expression, l’économie et les valeurs conservatrices. Bien que le format initial ait été légèrement modifié après l’assassinat de Kirk – un débat extérieur prévu en matinée a dû être annulé pour des raisons de sécurité – la structure dynamique de l’événement a été préservée.

Dès l’après-midi, les participants qui attendaient dans la file d’attente ont été harcelés par une foule d’au moins 150 manifestants portant des keffiehs et des masques médicaux – en 2025, c’est peut-être davantage un prétexte pour manifester à visage couvert que par souci de santé. Parmi le groupe, un drapeau du Mexique ainsi que l’étendard du trans-activisme. Leur bannière formait un collage bigarré frisant le surréalisme, avec un drapeau « progress pride » LGBTQ+, le poing levé du féminisme radical, le sigle de Black Lives Matter, le drapeau palestinien et l’acronyme EBT (Electronic Benefit Transfer), qui désigne le système de carte de prestations sociales utilisé pour distribuer les bons alimentaires et l’aides au revenu aux États-Unis. Comme quoi, ces militants mêlent des symboles et slogans sans cohérence idéologique claire — comme si la lutte contre le « discours haineux » passait par une réclame pour l’assistanat.

À l’extérieur, le groupe d’agitateurs criait : « TPUSA Out of the Bay » (TPUSA hors de la Baie de San Francisco), « No Trump, no KKK, no fascist USA » (Pas de Trump, pas de KKK, pas d’USA fasciste) ou encore « Anytime, any place, punch a racist in the face » (N’importe où, n’importe quand, frappez un raciste en pleine face). Des fusées éclairantes, des pétards et des bombes de fumée ont été lancés sur les policiers et les participants, forçant une évacuation temporaire et semant la panique, alors même que l’annonce officielle de leur manifestation dénonçait « la campagne d’incitation à la violence menée par le groupe fasciste Turning Point auprès des jeunes » (End fascist Turning Point’s youth-oriented campaign of incitement to violence).

Le point culminant de la violence à Berkeley fut l’agression brutale d’un sympathisant de Turning Point USA, âgé de 48 ans, identifiable à son t-shirt rouge « FREEDOM » en hommage à Charlie Kirk. Peu avant 17 heures, près de Bancroft Way, l’homme a été pris à partie par plusieurs individus masqués. L’un d’eux, Jihad Dphrepaulezz, 25 ans, employé du California Department of Public Health, lui aurait arraché sa chaîne en or portant l’inscription « Christ is King ». Refusant de se laisser dépouiller, l’homme a tenté de récupérer son bien ; Dphrepaulezz l’a alors roué de coups, lui assénant une quinzaine de frappes au visage. Gisant au sol, l’homme a été la cible d’insultes raciales : « Hey, white boy! You’re bleeding! » (Hey, garçon blanc! Tu saignes! », selon les images filmées par FOX 2 News, qui montrent la scène du vol, de la poursuite et du passage à tabac.

Le Daily Caller rapporte que Jihad Dphrepaulezz est un rappeur amateur connu sous le nom « A.R. The Believer », fidèle de la Lighthouse Mosque d’Oakland, et qu’il s’agit d’un agitateur extérieur : il est employé au California Department of Health (CDPH, santé publique californienne) et n’étudie pas à Berkeley. Il fait désormais l’objet de poursuites pour vol, voies de fait aggravées et possiblement crime haineux, une enquête fédérale ayant été ouverte sur l’incident. Outre Dphrepaulezz, trois autres personnes ont été arrêtées : une pour agression lors de l’altercation avec le supporter TPUSA, et deux pour résistance, perturbation et vandalisme, notamment lié à la tentative d’accrocher un « moustique géant » grotesque qui visait à ridiculiser TPUSA via une esthétique queer à l’entrée du campus, et au collage d’une trentaine d’affiches diffamant Charlie Kirk.

La réponse du Département de Police de l’Université de Californie (UCPD) demeure mitigée. L’université insiste sur une réponse « pacifique » des forces de l’ordre, sans recours à des munitions chimiques ou non létales comme le gaz lacrymogène ou les balles en caoutchouc, malgré les jets de bombes de peinture, de verre et d’autres projectiles par les manifestants, qui bénéficient d’une impunité flagrante. Plusieurs dizaines d’agitateurs extérieurs semblent être repartis sans avoir été appréhendés. À noter que l’actuelle chef du UCPD est Yogananda D. Pittman, ancienne chef de la police du Capitole des États-Unis (USCP) pendant et après les événements du 6 janvier 2021 (suite auxquels elle avait reçu un vote de défiance à 92 % du syndicat des policiers).

D’un autre côté, la riposte fédérale a été ferme et rapide. Harmeet K. Dhillon, Assistante procureure générale à la division des droits civiques du United States Department of Justice (DOJ), a annoncé l’ouverture d’une « enquête complète sur les échecs potentiels à UC Berkeley et les éventuels complices de cette violence ». Elle a formellement demandé à l’université de préserver tous les dossiers, rapports d’après-événement, vidéos et documents de planification. Parallèlement, la procureure générale Pam Bondi a confirmé qu’une Force conjointe antiterroriste du FBI (Joint Terrorism Task Force) enquêtait sur les « émeutes violentes » liées à cet événement, qualifiant la mouvance antifa de « menace existentielle pour notre nation ».

Malgré les fumées et les feux d’artifice illégaux lancés à l’extérieur, TPUSA a mené son événement à terme. Quelques 900 participants ont applaudi Rob Schneider, qui a ouvert par un clin d’oeil ironique aux manifestants pour « l’accueil chaleureux ». Schneider, fidèle à sa réputation anti-woke, a défendu l’humour libre et le débat ouvert. À ses côtés, Andrew Doyle a déploré la chute de Berkeley : « C’était un bastion de la libre parole en 1964; aujourd’hui, c’est un blip intolérant. » Frank Turek a rappelé l’héritage de Kirk : « Charlie nous a appris à risquer nos vies pour des discussions ouvertes, pas pour hurler des slogans incohérents. »

La même journée, de l’autre côté de l’Atlantique, des militants Antifa, communistes et extrémistes de gauche ont perturbé une cérémonie commémorative en l’honneur de Charlie Kirk à l’Université de Manchester, au Royaume-Uni. L’événement avait d’ailleurs dû être reporté de plusieurs semaines par l’université. Un des contre-manifestants arborait une fausse blessure au cou et un t-shirt ensanglanté pour parodier l’assassinat de Kirk.

L’arrêt de la tournée TPUSA à l’université de Berkeley rappelle que la liberté d’expression n’est pas acquise et qu’il faut la défendre activement. Dans un lieu qui devrait être exemplaire pour la libre parole, la confrontation idéologique peut dégénérer en violence, et les institutions censées protéger cette liberté peuvent être dépassées. Cet épisode nous rappelle que même si le vent tourne, la «  cancel culture » reste bien active et qu’elle répond par l’intimidation et la violence. Ceux dénoncent le fascisme tout en muselant leurs opposants appliquent en réalité les mêmes tactiques qu’ils prétendent condamner : au-delà des idéologies, le fascisme est une méthode. L’intimidation et la censure des voix dissidentes en font partie intégrante.

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