Dans un contexte où les débats sur l’immigration et la sécurité publique s’intensifient en Occident, un article publié le 25 mars 2026 par Spiked relance une question particulièrement sensible : le lien entre certaines cultures d’origine et les violences faites aux femmes. Dans ce texte, la journaliste Georgina Mumford soutient que refuser d’aborder cette dimension culturelle relèverait d’un aveuglement idéologique aux conséquences bien réelles.
Un discours officiel contesté
L’article s’ouvre sur une critique directe d’une page produite par Liverpool City Council, qui affirme qu’il n’existe « aucun lien causal » entre immigration clandestine et augmentation des violences envers les femmes. Selon cette position officielle, le facteur déterminant serait avant tout le sexe – les hommes étant majoritairement responsables de ces crimes, indépendamment de leur origine.
Or, selon Georgina Mumford, cette lecture serait incomplète, voire trompeuse. Elle avance que des données disponibles démontrent une surreprésentation des migrants en situation irrégulière dans certaines infractions, notamment sexuelles.
Des données et cas concrets mis de l’avant
L’autrice cite notamment une analyse du Centre for Migration Control (2025), selon laquelle les ressortissants étrangers seraient trois fois plus susceptibles d’être arrêtés pour des infractions sexuelles que les citoyens britanniques.
Elle évoque également une enquête du The Telegraph ayant recensé 109 individus issus de 50 hôtels hébergeant des demandeurs d’asile, accusés d’infractions violentes sur une période de 12 mois, dont 44 de nature sexuelle.
Parmi les cas cités figure celui de Hadush Kebatu, un demandeur d’asile érythréen arrivé récemment au Royaume-Uni, accusé d’agression sexuelle sur une femme et une adolescente de 14 ans. L’affaire avait suscité une vague de protestations, notamment autour de l’utilisation d’hôtels pour loger des migrants.
L’article mentionne également plusieurs autres dossiers récents impliquant des individus originaires d’Afghanistan, du Soudan, du Pakistan ou encore de Turquie, tous condamnés ou poursuivis pour des crimes graves, dont des viols sur mineures.
La question culturelle au cœur du débat
L’argument central de Georgina Mumford repose sur la dimension culturelle. Sans affirmer que l’origine détermine mécaniquement les comportements, elle soutient que certaines sociétés présentent des normes profondément différentes en matière de statut des femmes.
Elle cite notamment l’Afghanistan, où des pratiques violentes envers les femmes peuvent être tolérées dans certains contextes ; l’Iran, où des mariages impliquant des mineures sont juridiquement possibles sous certaines conditions ; l’Érythrée, où des rapports internationaux ont documenté des violences sexuelles systématiques dans des contextes militaires.
Selon l’autrice, ces réalités culturelles influencent nécessairement les individus socialisés dans ces environnements, et doivent être prises en compte dans l’analyse des phénomènes criminels.
Une critique du « deux poids, deux mesures »
L’article souligne également ce que Georgina Mumford perçoit comme une incohérence idéologique. Elle rappelle que, dans les années 2010, certains milieux progressistes occidentaux dénonçaient largement l’existence d’une « culture du viol » en Occident, concept popularisé notamment dans des médias comme The Guardian.
Or, selon elle, ces mêmes milieux seraient aujourd’hui réticents à reconnaître l’existence de cultures où les normes envers les femmes sont objectivement plus défavorables, par crainte d’être accusés de racisme ou de stigmatisation.
Une question politiquement explosive
En conclusion, l’article de Spiked soutient que le refus d’aborder la dimension culturelle dans les débats sur la violence faite aux femmes compromettrait la compréhension du phénomène et, ultimement, la capacité des sociétés à y répondre efficacement.
Georgina Mumford affirme ainsi que toute politique sérieuse de protection des femmes doit être capable de nommer les causes, même lorsqu’elles sont politiquement sensibles.
Une réflexion qui dépasse le Royaume-Uni
Si l’analyse porte principalement sur le Royaume-Uni, les questions soulevées trouvent un écho dans plusieurs sociétés occidentales, dont le Canada. Le débat entre facteurs culturels, responsabilités individuelles et politiques d’immigration demeure profondément clivant — mais difficile à éviter.
Dans un contexte où les flux migratoires, les tensions sociales et les préoccupations sécuritaires continuent de croître, ce type de réflexion, qu’on y adhère ou non, contribue à alimenter un débat public de plus en plus polarisé.



