Donald Trump a déclenché un tollé en annonçant une taxe annuelle de 100 000 dollars sur les visas de travail H-1B. Mariamne Everett et les agences de presse rapportent dans Al Jazeera que l’Inde a mis en garde contre des conséquences « humanitaires » et des perturbations familiales liées à cette décision.
Le ministère indien des Affaires étrangères souligne que New Delhi étudie encore la portée de la mesure, mais espère que les États-Unis sauront corriger ses effets. L’Inde, qui représentait 71 % des bénéficiaires du programme l’an dernier, se trouve particulièrement exposée.
Nasscom, l’organisation qui défend l’industrie indienne des technologies et de l’externalisation, critique le délai d’un jour seulement avant l’entrée en vigueur de la taxe. L’association craint que ce surcoût n’entraîne des « effets en cascade » pour l’innovation américaine et les projets internationaux.
Aux États-Unis, des sociétés comme Microsoft, Amazon, JPMorgan et Goldman Sachs ont demandé à leurs employés sous visa H-1B de limiter leurs déplacements à l’étranger. Selon Reuters, une note interne de Goldman Sachs reconnaît « une période d’incertitude » pour les travailleurs concernés.
La Maison-Blanche insiste sur le fait que seuls les nouveaux visas seront soumis à la taxe, et le secrétaire au Commerce Howard Lutnick affirme que les grandes entreprises soutiennent cette orientation. Mais des entrepreneurs comme Elon Musk estiment que cibler le programme H-1B menace la compétitivité américaine face à la Chine, faute de talents locaux suffisants pour combler les besoins.
La Corée du Sud a également annoncé qu’elle évaluait l’impact sur ses propres entreprises. Cette réforme, la plus marquante depuis la création du programme en 1990, s’ajoute à une série de durcissements migratoires mis en place par l’administration Trump.



