Les récentes révélations relayées par Jen Hodgson, du Western Standard, ont mis en évidence des liens financiers troublants entre des entités canadiennes et la Chine, soulevant des questions sur d’éventuels conflits d’intérêts et des risques pour la souveraineté du Canada. L’un des éléments centraux de ces révélations concerne Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d’Angleterre, qui a occupé un poste-clé au sein de Brookfield Asset Management tout en agissant en tant que conseiller économique de Justin Trudeau.
D’après les informations rapportées, en octobre dernier, Mark Carney s’est rendu en Chine où il a rencontré des responsables de la Banque populaire de Chine. Deux semaines plus tard, Brookfield Asset Management, une société gérant près de 900 milliards de dollars d’actifs, a obtenu un prêt de 256 millions de dollars de la Banque de Chine, une institution entièrement sous le contrôle de l’État chinois. Cet accord financier, passé sous silence jusqu’à ce qu’il soit révélé par les enquêtes journalistiques, a suscité de vives réactions, notamment de la part du chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre.
Poilievre a soulevé plusieurs questions concernant cette transaction : quel était l’objectif exact des discussions entre Carney et les hauts responsables chinois ? Pourquoi un prêt aussi considérable a-t-il été accordé à une entreprise dont Carney était un dirigeant influent, tout en étant également conseiller économique du gouvernement canadien ? Le chef conservateur a mis en cause la possibilité d’un conflit d’intérêts majeur, étant donné que Carney a refusé de divulguer l’étendue de ses investissements personnels dans Brookfield. Selon lui, ces liens financiers avec la Chine compromettent la capacité de Carney et du gouvernement Trudeau à défendre les intérêts du Canada face à un régime qui a déjà fait preuve d’hostilité, notamment en prenant des Canadiens en otage et en exécutant d’autres citoyens canadiens.
L’affaire Carney-Brookfield ne représente qu’un élément d’une série d’allégations liant le gouvernement libéral à des ingérences chinoises. Plusieurs scandales ont éclaté ces dernières années, exposant des stratégies d’influence chinoises sur le processus électoral canadien et les institutions du pays.
Les scandales d’ingérence chinoise sous le gouvernement Trudeau
L’affaire Brookfield s’inscrit dans un contexte plus large de soupçons d’ingérence chinoise au Canada. Depuis plusieurs années, des rapports et des enquêtes ont mis en évidence des tentatives de Pékin pour influencer la politique canadienne, notamment à travers des financements occultes et un soutien discret à certains candidats.
Financements occultes et soutien aux candidats
Des documents du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) indiquent que le Parti libéral du Canada aurait été averti de tentatives d’ingérence chinoise, notamment via le soutien de candidats favorables à la Chine. En 2019, Han Dong, alors candidat libéral dans Don Valley North, aurait reçu une aide du consulat chinois, notamment en mobilisant des étudiants chinois pour voter en sa faveur. Le Parti libéral a maintenu sa candidature malgré les avertissements des services de renseignement.
Dons à la Fondation Trudeau et à des institutions académiques
Une autre affaire controversée concerne des dons totalisant près de 1 million de dollars à la Fondation Pierre Elliott Trudeau et à l’Université de Montréal par des sources chinoises. Ces contributions ont été perçues comme une tentative d’influencer la sphère politique et académique canadienne. De telles révélations ont renforcé les inquiétudes quant à la proximité entre le gouvernement libéral et des intérêts chinois.
Dons à la campagne Trudeau en l’échange d’approbation pour une banque chinoise?
En mars 2023, Luc Thériault, porte-parole du Bloc Québécois en matière d’institutions démocratiques, a mis au jour un financement spontané et massif de 70 000$ de la part de riches donateurs chinois de Vancouver et de Toronto pour Justin Trudeau dans sa circonscription de Papineau en 2016.
En effet, sur près de 99 000$ en 118 contributions politiques en 2016, 83% de celles-ci provenaient de l’extérieur du Québec (où se situe la circonscription de Papineau). Mais plus surprenant encore, 68% de ces contributions ont été faites les 6 et 7 juillets, pour un total de 67 079,70$ en 45 dons, dont 41 viennent de Vancouver ou de Toronto.
Plutôt curieux, le gouvernement libéral de Trudeau autorisait pendant les mêmes dates le lancement d’une nouvelle banque à charte chinoise, Wealth One, visant spécifiquement les Sino-canadiens de la région de Vancouver et de Toronto.
C’est donc dire que que Justin Trudeau aurait récolté les deux tiers de ses donations dans sa circonscription en 2016 en seulement 48 heures, au moment même où son gouvernement accédait à des demandes dans la communauté d’où provenaient les donateurs. L’apparence de conflit d’intérêt est flagrante.
L’affaire Han Dong et les allégations d’Ingérence
En mars 2023, Han Dong a démissionné du caucus libéral pour siéger en tant qu’indépendant à la suite d’accusations selon lesquelles il aurait suggéré à un diplomate chinois de retarder la libération des Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor, détenus en Chine. Ces allégations, bien qu’il les ait niées, ont renforcé les soupçons sur l’influence chinoise dans la politique canadienne.
Les « postes de police chinois »
En 2023, le bureau d’enquête du Journal de Montréal apprenait que la GRC enquêtait sur deux organismes de soutien à la communauté chinoise au Québec. Ceux-ci étaient soupçonnés d’être en fait des « postes de police » pour le compte de la République populaire de Chine qui exécuteraient des opérations d’intimidation de ressortissants critiques du régime et de possibles tentatives d’ingérences dans la politique canadienne.
Le 20 février 2024, Alexandra Mendès, la députée de Brossard-Saint-Lambert – où se situe l’un de ces centres – avait organisé un évènement partisan et y avait invité le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie de l’époque François-Philippe Champagne. Le hic, c’est que cette députée y avait aussi invité Xixi Li, la directrice du centre Sino-Québec de Brossard et du Service à la Famille Chinoise du Grand Montréal, qui sont visés par ces enquêtes.
Non seulement ça, mais Alexandra Mendès avait été très vocale dans son soutien à Xixi Li et ses organismes alors que l’enquête n’était pas encore terminée. Elle avait parlé avec ironie d’une « soi-disant enquête » et critiqué sévèrement la GRC.
Collecter une prime chinoise en échange de l’envoi de députés conservateurs aux autorités chinoises… La politique libérale en 2025.
En mars 2025, Paul Chiang, député libéral de Markham—Unionville, a été au centre d’une controverse après avoir suggéré que des individus pourraient remettre son adversaire conservateur, Joe Tay, au consulat chinois en échange d’une récompense : «À tous ceux qui sont ici, vous pouvez réclamer la prime d’un million de dollars si vous l’amenez au consulat chinois de Toronto», avait-il déclaré en janvier dernier, selon l’Association torontoise pour la démocratie en Chine.
Ces propos ont été largement condamnés, considérés comme une incitation inappropriée impliquant une puissance étrangère dans le processus électoral canadien.
Face à la pression croissante, Chiang a présenté des excuses publiques, qualifiant ses propres commentaires de « déplorables » et affirmant qu’ils ne devraient jamais se reproduire. Il a également tenté de contacter personnellement Joe Tay pour lui adresser ses excuses, mais Tay a rejeté cette démarche, la jugeant insuffisante. Le chef du Parti libéral, Mark Carney, a accepté les excuses de Chiang, les qualifiant de « terrible erreur de jugement » mais estimant qu’il s’agissait d’une « leçon à tirer ». Néanmoins, la Gendarmerie royale du Canada a ouvert une enquête pour déterminer si les propos de Chiang constituaient une infraction à la loi.
Le 31 mars 2025, Paul Chiang a annoncé son retrait de la course électorale.
L’ombre chinoise règne toujours sur le Parti libéral
L’accumulation de ces événements jette une ombre sur l’intégrité du gouvernement Trudeau et suscite des interrogations sur sa volonté de protéger le Canada contre les ingérences étrangères. Si des changements ne sont pas apportés pour assurer la transparence et la protection des institutions canadiennes, il pourrait être temps de réfléchir à un nouveau leadership plus apte à défendre la souveraineté du pays face à des influences extérieures jugées douteuses.
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